La Présidence belge du Conseil de l’UE a appelé, jeudi 7 mars, à une ratification rapide du traité mondial sur la haute mer.
« Au printemps 2023, après plus de 17 ans de négociations, l'accord BBNJ a été conclu. (…) Cet accord représente un grand pas en avant pour la protection des océans, car il garantit que nous pourrons établir des aires marines protégées dans les eaux internationales », a insisté Sophie Mirgaux, envoyée spéciale belge pour l’océan pour le compte du Service public fédéral ‘Santé’.
Pour l’heure, 90 pays ont signé l’accord, qui doit être ratifié par au moins 60 d’entre eux pour pouvoir entrer en vigueur. « Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous devons prendre des mesures urgentes pour traduire les paroles de cet accord en actes », a complété Mme Mirgaux.
La Commission européenne avait lancé la procédure de ratification de l’accord le 12 octobre 2023. À cette occasion, le commissaire à l'Environnement, aux Océans et à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, avait déjà jugé « urgent que l'UE ratifie le traité le plus rapidement possible ». « Avec la proposition, nous faisons le premier pas. J'invite la communauté internationale à faire de même », avait-il ajouté (EUROPE 13270/35).
Les États membres se sont engagés à ratifier le texte au niveau national avant la prochaine conférence des Nations unies sur l’océan, qui aura lieu en juin 2025. (Thomas Mangin)