Le Comité européen des régions (CdR) a débattu en commission des ressources naturelles (NAT), lundi 5 février, d’une étude sur la dynamique rurale/urbaine et la ‘géographie du mécontentement’, qui montre l’étendue du vote eurosceptique dans les campagnes.
Les résultats montrent que le vote eurosceptique est élevé dans de nombreuses zones rurales de l'UE, comme en témoignent les récentes manifestations dans plusieurs pays de l'UE. En Italie, par exemple, la plus grande partie du soutien aux partis anti-UE provient des zones rurales, selon l’étude. En Pologne et en Hongrie, le soutien eurosceptique provient principalement des zones rurales. De même, dans des pays comme le Portugal, la Croatie et l'Estonie, les quelques régions eurosceptiques sont toutes à prédominance rurale.
Les auteurs de l’étude signalent que l’on trouve des partis eurosceptiques avec des programmes anti-UE dans tout l'éventail politique, de la droite à la gauche, des conservateurs aux sociaux-démocrates.
« L'euroscepticisme apparaît comme une réaction au mécontentement suscité par les politiques ou les pratiques associées à l'UE, plutôt qu'à une certaine idéologie politique », selon les auteurs. Les données analysées montrent que le soutien électoral aux partis eurosceptiques est plus susceptible de provenir des zones rurales que des zones urbaines ou intermédiaires. Toutefois, des schémas très différents se dégagent d'un État membre à l'autre.
Lien vers l’étude : https://aeur.eu/f/apk (Lionel Changeur)