login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13284
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

COP28, Wopke Hoekstra réaffirme l'engagement européen en faveur du fonds pour les pertes et dommages

À l'approche de la 28e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28), les préparatifs s’accélèrent pour établir des objectifs et harmoniser les positions à l'échelle mondiale. Le commissaire européen à l'Action pour le climat, Wopke Hoekstra, a ainsi pris part, lundi 30 et mardi 31 octobre, à une réunion ministérielle préparatoire à Abou Dabi, capitale fédérale des Émirats arabes unis, pays hôte de la COP28.

Le commissaire Hoekstra a mené des entretiens bilatéraux avec plusieurs dignitaires, dont une rencontre avec le président désigné de la COP28, le sultan Al Jaber. Ces entretiens ont permis d'explorer les principales thématiques, dont l'importance d'une COP inclusive et les mesures nécessaires pour rendre opérationnel le fonds consacré aux pertes et dommages liés au climat.

Et pour cause, la question du financement des « pertes et dommages » subis par les nations du Sud, les plus vulnérables au changement climatique, reste l'une des préoccupations majeures. Un accord de principe sur la création d'un tel fonds avait été esquissé lors de la COP27 en Égypte, mais une réunion cruciale tenue le 21 octobre s'est achevée sans consensus, laissant les pays du Nord et du Sud divisés, ainsi que l’avait alors rapporté l’Agence France-Presse.

Sur ce sujet, le commissaire Hoekstra a tenu à souligner, mardi 31 octobre, l'engagement indéfectible de l'Union européenne. En préambule de son allocution, il a déclaré : « L'Union européenne était, est et continuera d'être absolument déterminée à mettre en œuvre le fonds (pour pertes et dommages) ». Il a également mis l'accent sur l'importance de la confiance entre les parties prenantes et sur la nécessité d'une organisation rigoureuse.

M. Hoekstra a également souligné que le fonds devait être expressément destiné aux nations les plus vulnérables, souvent les moins responsables du changement climatique. Ces engagements doivent se refléter dans les critères d'allocation et les modalités du fonds. Face à l'urgence de la mise en œuvre, le commissaire a évoqué le rôle potentiel de la Banque mondiale tout en reconnaissant les préoccupations de certains pays concernant la prise en compte des États insulaires en développement.

Dans sa vision d'une approche équilibrée en matière de financement, le commissaire européen à l’Action pour le climat a plaidé pour l'ouverture à des sources de financement conventionnelles et moins conventionnelles. Il a également suggéré une taxe sur l'aviation, souvent sous-taxée à l'échelle mondiale, comme source potentielle de revenus, « non seulement pour les pertes et les dommages, mais pour l’action climatique dans son ensemble ».

Au-delà des discussions sur le fonds, le commissaire a également souligné l'importance de lutter contre la dépendance à l'égard des énergies fossiles. Il a déclaré à l'AFP que l'appel à éliminer les combustibles fossiles dans l'accord final de la COP28 n'est pas un caprice et n’avait rien de « frivole », mais était une nécessité dictée par la science, ce dernier sujet constituant l'un des points saillants de la position européenne adoptée le 16 octobre (EUROPE 13273/5). 

L'allocution (en anglais) : https://aeur.eu/f/9d3 (Nithya Paquiry)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
SÉCURITÉ - DÉFENSE
BRÈVES