À la date du premier anniversaire de l'accord de cessation permanente des hostilités, conclu à Pretoria entre le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré, l'UE a réaffirmé, jeudi 2 novembre, que la normalisation de ses relations avec ce pays de la Corne de l'Afrique exigeait de nouveaux progrès en matière de responsabilité, de justice et de droits de l'Homme.
« L'engagement courageux en faveur de la paix dont ont fait preuve toutes les parties à l'époque doit être maintenu. L'Union africaine doit continuer à soutenir l'accord de Pretoria », souligne le Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, dans une déclaration publiée au nom des Vingt-sept.
En avril, l'UE avait offert une perspective de normalisation progressive de ses relations avec l'Éthiopie, sous réserve d'une mise en œuvre durable de cet accord (EUROPE 13168/2). « Le gouvernement éthiopien doit veiller à ce que la future politique soit conforme aux normes régionales et internationales en matière de droits de l'homme. Il s'agit notamment de mettre en place des mécanismes solides, indépendants, impartiaux et transparents pour mettre en œuvre la politique de justice transitionnelle, conserver les preuves, mener des enquêtes sur toutes les allégations de violations des droits de l'homme et de violations du droit international humanitaire et poursuivre les responsables », précise M. Borrell.
Le Haut Représentant souligne aussi l'importance que revêt « un dialogue local structuré avec le gouvernement éthiopien pour progresser dans la normalisation des relations et pour la mise en œuvre du programme indicatif pluriannuel » de 650 millions d'euros signé début octobre pour relancer la coopération au développement UE/Éthiopie (EUROPE 13263/3).
« Pour que le dialogue national et le processus de justice transitionnelle aient une chance d'aboutir, il est primordial de créer un environnement propice dans tout le pays », insiste M. Borrell. L'UE réitère ses préoccupations concernant les différents conflits dans le pays, l'état d'urgence et les informations persistantes faisant état de violations des droits de l'homme, et appelle à la cessation des hostilités. (Aminata Niang)