Lors du Sommet international sur le Climat et l'Énergie, présidé par la Présidence espagnole du Conseil de l’UE et l’Agence internationale de l’Énergie (IEA), lundi 2 octobre à Madrid, la ministre espagnole de la transition écologique, Teresa Ribera, a assuré vouloir trouver un compromis entre États membres de l'UE sur la réforme du marché de l’électricité, lors du Conseil 'Énergie' du 17 octobre (voir autre nouvelle).
Toutefois, « il faut que la position (du Conseil) fasse consensus. Nous ne voulons pas qu'elle affaiblisse l’un ou l’autre État membre », a expliqué Teresa Ribera à l’issue de cet événement ayant réuni une quarantaine de ministres et hauts responsables des secteurs énergétiques et environnementaux, dont la commissaire européenne à l'Énergie, Kadri Simson.
Ce sommet a lieu deux mois avant le lancement de la COP28 à Dubaï et met en avant les efforts des gouvernements pour maintenir l’objectif de 1,5°C de réchauffement climatique et favoriser la transition énergétique.
Si la réforme du marché de l'électricité est un des dossiers figurant en tête des priorités de l'UE, « probablement le plus compliqué pour le moment », selon la ministre espagnole, d’autres défis doivent encore être surmontés à l’échelle internationale.
« Le manque de coopération est un grave problème. Nous devons trouver le moyen de mettre de côté les tensions géopolitiques », a souligné le directeur de l’Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. Il a fait référence à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ainsi qu'à la rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine, qui pourrait, selon lui, « ralentir » l’action climatique et la transition énergétique à l’échelle mondiale.
Pour Madame Ribera, il est également primordial que les pays en développement « ne soient pas laissés pour compte ».
Les organisateurs du sommet ont rappelé les objectifs à atteindre lors de la COP28 pour que celle-ci « soit un succès », à savoir : - le doublement des objectifs d’efficacité énergétique ; - le triplement des installations en énergies renouvelables ; - l’engagement pour une réduction massive des énergies fossiles à l’échelle mondiale ; - le soutien financier aux pays en développement pour favoriser leur transition énergétique ; - et l’engagement des industries pétrolières et gazières d'aligner leurs activités sur les objectifs de l’Accord de Paris. (Pauline Denys)