L’ONG Oceana a suggéré, lundi 2 octobre, un renforcement des mesures de protection des stocks de poissons en Méditerranée, dont la création de zones de pêche restreintes pour protéger les habitats et espèces sensibles ou encore la mise en place de plans de gestion pluriannuels pour toutes les espèces prioritaires dans cette zone.
Alors que les États méditerranéens de la commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) se réunissent les 3 et 4 octobre dans le cadre de la conférence de haut niveau sur les initiatives MedFish4Ever, Oceana a souhaité faire le point sur les engagements de la déclaration de Malte MedFish4Ever, qui date de 2017.
Parmi les 20 engagements évalués, 7 ont été complètement réalisés, 8 partiellement réalisés, et il y a un manque d’action préoccupant pour 3 d’entre eux, signale Oceana, qui recommande aussi, dans les cas de non-conformité grave, d’inscrire les navires sur la liste des navires de pêche illégale de la CGPM et de veiller à ce que des systèmes de surveillance par satellite (VMS) soient opérationnels sur tous les navires de plus de 15 mètres. Pour Oceana, il convient aussi d’atténuer et d’éliminer les prises accessoires et les rejets à la mer d’espèces vulnérables et protégées telles que les requins et les raies, les oiseaux marins, les tortues de mer et les mammifères marins.
Lien vers le rapport d’Oceana : https://aeur.eu/f/8th (Lionel Changeur)