Selon un rapport publié lundi 25 septembre, l’ONG Oceana indique que seule une population de 'poissons fourrage' sur six dans l'Atlantique Nord-Est est exploitée de manière durable et est en bonne santé.
L'organisation exhorte les États membres de l’UE à améliorer la gestion de ces petits poissons. En effet, pour de nombreuses espèces marines (mammifères marins, oiseaux de mer, poissons d'importance commerciale), les 'poissons fourrage' (lançon, sprat, hareng, maquereau, tacaud norvégien, chinchard) constituent leur principale source de nourriture.
Sur les 32 populations de 'poissons fourrage' analysées dans le rapport d'Oceana, seule une fraction (16% ou 5 populations) est prélevée de manière durable par les navires de pêche de l’UE. Les autres font l'objet d'une surpêche, ont des niveaux d'abondance inquiétants, ou leur état est inconnu en raison du manque de données.
Pour Vera Coelho, vice-présidente adjointe d'Oceana en Europe, « l’état déplorable de ces populations de poissons montre que nous ne parvenons pas à exploiter les 'poissons fourrage' ».
Oceana recommande notamment de fixer des limites de capture pour ces espèces à des niveaux bien inférieurs au niveau maximal durable conseillé. Les avis scientifiques concernant les 'poissons fourrage' doivent intégrer de manière exhaustive les considérations relatives aux écosystèmes, telles que l'interdépendance des espèces et les influences environnementales, y compris le changement climatique, conclut Oceana.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/8q1 (Lionel Changeur)