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Bulletin Quotidien Europe N° 13239
Invasion Russe de l'Ukraine / Économie

Les eurodéputés soutiennent l'octroi à l'Ukraine d'une aide macrofinancière de l'UE jusqu'en 2027

Les eurodéputés des commissions des budgets (BUDG) et des affaires étrangères (AFET) ont accueilli favorablement, mercredi 30 août, le projet de rapport de Michael Gahler (PPE, allemand) et d'Eider Gardiazabal Rubial (S&D, espagnole) qui amende la proposition législative instaurant une 'Facilité pour l'Ukraine', destinée à stabiliser l'aide financière de l'Union européenne pour l'Ukraine à hauteur de 50 milliards d'euros sur la période 2024-2027 (EUROPE 13236/8).

À l'entame du débat, David McAllister (PPE, allemand) a rappelé le calendrier serré devant mener à une adoption de la proposition d'ici la fin de l'année. Et Margarida Marques (S&D, portugaise) a pointé le fait que la proposition sur la table fait partie d'un paquet de trois textes révisant à mi-parcours le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 (voir autre nouvelle).

Déclinant les modifications apportées par le projet de rapport, M. Gahler a notamment insisté sur des dispositions fortes destinées à lutter contre la fraude et la corruption en Ukraine, en temps de guerre et lors de la reconstruction du pays. Comme sa compatriote Viola von Cramon-Taubadel (Verts/ALE), il a vu d'un mauvais œil la réforme souhaitée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui attribuerait la responsabilité de cette lutte aux services de renseignement au détriment des entités publiques compétentes. 

Mme Gardiazabal Rubial a plaidé pour un renforcement du rôle du Parlement européen, celui-ci devant notamment être mis sur un pied d'égalité avec le Conseil de l'UE en termes d'échanges d'informations. À l'instar de plusieurs homologues, comme José Manuel Fernandes (PPE, portugais), Petras Auštrevičius (Renew Europe, lituanien) et Karol Ressler (PPE, croate), elle a admis que l'enveloppe de 50 milliards d'euros pourrait ne pas suffire pour remettre l'Ukraine sur pied, puisqu'en termes annuels, elle est inférieure à l'assistance macrofinancière de 18 milliards qu'a octroyée l'UE pour l'année 2023.

Vlad Gheorghe (Renew Europe, roumain), Włodzimierz Cimoszewicz (S&D, polonais) et Francisco José Millán Mon (PPE, espagnol) ont préconisé de muscler les dispositions qui mobiliseront les avoirs publics russes gelés dans l'effort de reconstruction de l'Ukraine, lorsqu'une base juridique solide sera en place.

Sur la composition de l'aide financière, Damian Boeselager (Verts/ALE, allemand) a plaidé pour une meilleure distinction entre l'aide d'urgence au pays en guerre et le soutien aux investissements d'avenir. Il a aussi estimé nécessaire d'inclure des considérations environnementales dans les critères qui conditionneront l'aide européenne. Quant à Mick Wallace (La Gauche, irlandais), il a pointé le risque d'une aide destinée à poursuivre la guerre et d'un surendettement prolongé de l'Ukraine et a préconisé davantage de soutien sous forme de subventions.

Voir le projet de rapport : https://aeur.eu/f/8cu (Mathieu Bion)

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