Dans le cadre du Sommet de Salzbourg, en Autriche, consacré à la transformation économique et technologique de l’Europe et au développement d’un avenir plus durable en période d’incertitude, le commissaire européen au Budget, Johannes Hahn, est revenu, jeudi 27 juillet, sur une série de défis auxquels l’Europe est confrontée, dont sa dépendance énergétique.
Le commissaire européen a mentionné « la triple zone de confort » dans laquelle l’Europe se complaisait, sans véritable évaluation des risques politiques et économiques. Cette triple zone de confort concerne les secteurs de l’énergie, de la sécurité et de la technologie.
Johannes Hahn a rappelé l’« addiction dangereuse » des dirigeants politiques et des chefs d’entreprise aux carburants fossiles russes en tant que source d’énergie bon marché.
« Aujourd'hui, il faut s’en libérer, même si certains pays sont encore très dépendants. La voie à suivre est celle de la diversification, sans remplacer les dépendances bon marché par des dépendances coûteuses (GNL). Dans le même temps, nous devons accélérer notre transition vers des sources d'énergie plus durables », a-t-il déclaré.
Il a ainsi mentionné le développement de panneaux solaires, éoliennes et bâtiments à haut rendement énergétique, qui contribueront à ce que « les Européens aient accès à une énergie moins chère, plus sûre et plus propre ».
Il a ensuite poursuivi sur l’importance du multilatéralisme et la nécessité d’approfondir la coopération avec d'autres acteurs afin de garantir l’autonomie stratégique et la compétitivité de l’UE et être à l’avant-garde de la transition verte et numérique.
Pour ce faire, il a cité l’exemple de protocoles d’accord signés lors du Sommet UE/CELAC des 17 et 18 juillet avec l'Argentine, le Chili et l'Uruguay pour s’associer dans les transitions énergétiques respectives (EUROPE 13225/1).
« L'autre question clé à laquelle l'Europe est confrontée est aussi simple qu'existentielle : voulons-nous être les premiers ou bien le deuxième ou troisième suiveur sur la scène mondiale ? », a-t-il enfin exprimé. (Pauline Denys)