Une publication d’Eurostat parue le 28 mars met en avant les changements significatifs dans les importations et les prix du pétrole brut au sein de l’Union européenne depuis début 2022.
Si, jusque fin janvier 2022, avant l’invasion russe de l’Ukraine, les importations d’origines différentes sont restées relativement stables (avec la Russie comme principale source d’importations), la situation s’est complexifiée dans les mois qui ont suivi.
La Russie est passée de 24 à 31% des importations totales de l’UE fin janvier 2022 à 12% en mai 2022. Cependant, les mois de février et avril de la même année ont été marqués par de larges importations provenant de ce pays : respectivement 33 et 30% des importations totales.
À partir de mai, la situation s'est stabilisée, jusqu'en septembre 2022, quand les importations ont de nouveau baissé graduellement. Elles ont atteint les 7 645 milliers de barils (4% des importations totales) en décembre 2022, période à laquelle le sixième paquet de sanctions contre la Russie est entré en vigueur.
En décembre 2022, les plus gros exportateurs de pétrole brut vers l'UE ont été les États-Unis (18% des importations totales de l'UE) et la Norvège (17% des importations totales).
Les prix du pétrole brut ont également connu des oscillations. En juin et juillet 2022, les différences de prix entre les quatre types de pétrole les plus courants (autres que le pétrole Oural russe) variaient de 9 à 12 dollars américains par baril, soit trois à quatre fois plus qu'avant la guerre.
À la fin de l'année, la situation a commencé à se stabiliser, avec une diminution des importations en provenance de Russie, une baisse des prix du pétrole brut et une volatilité des prix moins importante.
Pour voir l'article d'Eurostat : https://aeur.eu/f/66l (Pauline Denys)