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Bulletin Quotidien Europe N° 13127
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POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

De jeunes Européens formulent des propositions pour améliorer la santé mentale

La commissaire à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Stella Kyriakides, a participé, mercredi 22 février, à un dialogue avec une quinzaine de jeunes Européens et Ukrainiens sur le sujet de la santé mentale, le dernier d'une série de dialogues politiques organisés par la Commission européenne.

Les participants étaient, pour la plupart, des professionnels ou des bénévoles de la société civile (Croix-Rouge, Mental Health Europe... ). Ils ont abordé des besoins en soins accrus par la pandémie et de nombreuses facettes de la santé mentale.

Ils ont émis plusieurs propositions spécifiques : - le souhait d'une pression accrue de l’UE pour que les États membres améliorent leur soutien financier à la santé mentale ; - un meilleur accès aux soins de santé pour les jeunes souffrant de handicap ; - un soutien pour les jeunes patients atteints du cancer ; - une meilleure inclusion des jeunes dans le marché du travail ; - une Année européenne de la santé mentale ; - un soutien aux professionnels de la santé, aux personnes LGBTQI + ou encore aux jeunes doctorants.

Cette diversité de thématiques a amené la commissaire à souligner le besoin d’inclure la santé mentale de manière horizontale dans les politiques européennes.

Elle a présenté certaines initiatives européennes existantes : « Caring for carers », la Conférence des jeunes survivants du cancer, une plateforme d'aide pour les Ukrainiens en langue ukrainienne.

Deux jeunes Ukrainiens ont souligné les besoins en santé mentale dans leur pays, accrus par les conséquences de l'agression russe, mais également la difficulté pour les victimes de demander de l'aide.

La stigmatisation des problèmes de santé mentale, qui freine les demandes de soutien et de soins, a été particulièrement mise en lumière.

Mme Kyriyakides s’est dite très satisfaite d’avoir entendu les jeunes. Elle a confirmé qu’une approche intégrée pour la santé mentale, « un point de départ pour l'action », devrait être présentée par la Commission européenne en juin (EUROPE 13021/14 , EUROPE 13045/26). Les consultations sont en cours entre la Direction générale de la Santé de la Commission et les États membres et les parties prenantes pour identifier les bonnes pratiques.

Répondant à une demande d'une meilleure inclusion des jeunes dans la prise de décision, la commissaire a précisé que l’évaluation de l’Année européenne de la Jeunesse (en 2022) serait l'occasion d’évaluer notamment la pertinence d'établir un « test jeune » lors de l’élaboration de politiques européennes.

La commissaire a déclaré qu'elle n'était pas convaincue qu'un changement des traités européens pour étendre les compétences européennes en matière de santé soit la solution la plus appropriée. Elle a souligné qu'avec l'Union pour la Santé, certains processus étaient dorénavant plus centralisés au niveau européen en cas d'urgence de santé publique.

La commissaire a indiqué que la santé mentale serait abordée lors d'une entrevue, la semaine prochaine, avec la Reine Mathilde de Belgique et qu'elle pourrait figurer parmi les priorités de la Présidence belge du Conseil de l’UE en 2024. (Émilie Vanderhulst)

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