Se disant « consterné » via Twitter, le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a condamné, dimanche 8 janvier, « dans les termes les plus forts les actes de violence antidémocratiques » qui se sont déroulés le même jour à Brasilia, au cœur du quartier gouvernemental du pays, où plusieurs sièges d'institutions brésiliennes ont été pris d'assaut par des militants refusant de reconnaître la victoire de Lula aux dernières élections présidentielles (EUROPE 13057/5).
Lula a d'ailleurs accusé son prédécesseur, Jair Bolsonaro, de soutenir de tels agissements, qui rappellent ceux du Capitole aux États-Unis après la défaite de Donald Trump aux élections présidentielles américaines.
« Les dirigeants politiques brésiliens, et spécialement le précédent président Bolsonaro, doivent agir de façon responsable et presser leurs supporters de rentrer chez eux », a souligné M. Borrell dans un communiqué. Et de se dire convaincu que « la démocratie brésilienne prévaudra sur la violence et l'extrémisme ».
Les présidents du Conseil européen, Charles Michel, de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Parlement européen, Roberta Metsola, ont également apporté leur soutien sans équivoque au président Lula. (Mathieu Bion)