Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a souligné, mercredi 2 novembre, que si l’UE ne se prononçait pas sur le bien-fondé des affaires judiciaires individuelles, elle constatait une fois de plus que des questions avaient été soulevées, y compris par le Défenseur public, dans le cadre de l’affaire Gvaramia.
La Cour d'appel de Tbilissi a jugé, mercredi 2 novembre, que les charges retenues contre Nika Gvaramia, le directeur général de la principale chaîne de télévision d’opposition, devaient être maintenues, y compris une peine de 3 ans et demi d'emprisonnement pour abus de pouvoir.
« Des efforts accrus pour garantir un environnement médiatique libre, professionnel, pluraliste et indépendant, notamment en veillant à ce que les procédures pénales engagées contre les propriétaires de médias respectent les normes juridiques les plus élevées, constituent l'une des priorités identifiées par la Commission européenne » pour que le pays puisse avoir le statut de candidat à l’adhésion à l’UE, a rappelé le porte-parole dans un communiqué (EUROPE 12978/1).
Il a promis que l'UE continuerait d'aider les autorités géorgiennes à réformer le système judiciaire en mettant l'accent sur l'indépendance, la transparence et la qualité des procédures judiciaires, « indispensables pour le respect de l'État de droit ». (Camille-Cerise Gessant)