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Bulletin Quotidien Europe N° 13056
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Commission rappelle qu'elle n'est pas responsable de la désignation de ports sûrs pour débarquer des migrants secourus en mer

La Commission européenne a indiqué, jeudi 3 novembre, « suivre de très près » la situation des bateaux d’ONG humanitaires demandant depuis plusieurs jours aux autorités européennes de désigner un port sûr pour débarquer plusieurs centaines de personnes secourues depuis le 22 octobre et attendant à bord de ces navires. Si elle a rappelé que sauver des vies est un « devoir » pour les États membres, la Commission n’est cependant « pas impliquée » ni « responsable » de la coordination des opérations ou de la désignation d’un lieu sûr de débarquement.

L’institution s’exprimait au sujet des bateaux de l’ONG allemande SOS Humanity et de l’ONG européenne SOS Méditerranée, qui a appelé la France, l'Espagne et la Grèce, jeudi 3 novembre, à l’aider à débarquer 234 personnes à bord de l’Ocean Viking. Le navire de SOS Humanity, qui attend au large de la Sicile, accueille pour sa part 179 personnes.

SOS Méditerranée avait sollicité dès le 22 octobre les autorités compétentes de la zone de recherche concernée, en Libye et à Malte, puis s’était tournée vers l’Italie, mais aucune réponse n’a été donnée. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Piantedosi, envisagerait, selon l'AFP, une interdiction d'entrée dans les eaux territoriales du navire affrété par SOS Méditerranée et du bateau allemand de l'ONG SOS Humanity et aurait indiqué que son pays ne peut pas prendre en charge les migrants secourus par des bateaux étrangers.

Les États membres pourraient, dans tous les cas, venir en aide aux pays du sud de l’UE qui accueilleraient ces navires en activant le mécanisme volontaire de relocalisation acté sous la Présidence française du Conseil de l’UE, a rappelé la Commission.

Celui-ci prévoit de venir en aide aux pays de première ligne à hauteur de 10 000 places de relocalisation sur une année, même si les pays membres participants ne se sont avancés que sur 8 000 places. 

À ce stade, 38 relocalisations ont eu lieu depuis l’Italie vers la France à la fin août et 74 vers l’Allemagne en octobre, a indiqué la Commission. (Solenn Paulic)

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