Une coalition d'entreprises du secteur du transport, de l’hôtellerie ou du métal et de l'ingénierie a écrit aux eurodéputés, jeudi 3 novembre, pour leur demander de revoir la définition « excessive », selon ses représentants, des plateformes numériques, qui pourrait englober tous leurs travailleurs.
« Nous ne sommes pas des plateformes ! », écrivent ces représentants, se disant « profondément préoccupés » par les discussions au Parlement européen visant à classer « la quasi-totalité des entreprises de l'UE en tant que 'plateformes numériques' et à reclassifier massivement les collaborateurs indépendants de tout type d'entreprise en tant qu'employés ».
Cette approche s'écarte « complètement de l'objectif initial de la proposition, qui était de corriger le comportement spéculatif de plusieurs plateformes qui ont évité contributions sociales et fiscales aux régimes nationaux ».
Les discussions du PE « sont actuellement dominées par une tendance radicale, selon laquelle des entreprises telles que les exploitants de camions, de bus et de taxis, les fabricants d'équipements électriques, les fournisseurs d'équipements et de services de réparation/installation de machines, ou même les hôtels ou les restaurants seraient considérées comme des plateformes de travail numérique » alors que la plupart jouent déjà « leur rôle de contributeurs solides aux budgets nationaux et aux régimes de sécurité sociale ».
Ces associations demandent au PE de resserrer la définition des plateformes et d'exclure les PME. Le vote en commission 'Emploi et Affaires sociales' du PE est prévu pour le 30 novembre.
Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/3wl (Solenn Paulic)