La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a effectué son premier déplacement à l'étranger, à Bruxelles, jeudi 3 novembre, où elle a rencontré les présidents de trois institutions de l'Union européenne, le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil européen.
Aucune conférence de presse conjointe avec Mme Meloni et ses interlocuteurs n'a été organisée, la présidente du Conseil s'exprimant en début de soirée avant son entretien avec Charles Michel.
« Nous ne sommes pas des martiens ! », a-t-elle déclaré, estimant avoir trouvé à Bruxelles des « oreilles disponibles », prêtes à écouter les positions italiennes.
Mme Meloni a exprimé la volonté de son gouvernement d'être protagoniste dans l'UE afin d'affronter les grands défis du moment. Elle a cité l'importance d'un « plafond au prix du gaz » face à la crise énergétique, « la façon d'utiliser au mieux les ressources budgétaires » disponibles dans le cadre du plan italien de relance doté de 190 milliards d'euros de fonds européens.
Lundi 7 novembre, le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, présentera à ses homologues de l'Eurogroupe les priorités économiques de l'Italie après un Conseil du gouvernement italien dédié à la question, ce vendredi 4 novembre à Rome (voir autre nouvelle).
Mme Meloni, qui n'a répondu à aucune question, a aussi évoqué « les flux migratoires » et, notamment, « la défense des frontières extérieures de l'UE », un dossier qui redevient prioritaire pour l'Italie. (Mathieu Bion)