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Bulletin Quotidien Europe N° 13002
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Le rapport confidentiel de l'OLAF, révélé par plusieurs médias, confirme la passivité de Frontex face aux pratiques de refoulements de migrants en Grèce

La Commission a assuré, le 28 juillet, agir pour prévenir les refoulements de migrants auxquels se livreraient les garde-côtes grecs avec la complicité passive de l’agence Frontex, et que « des choses sont mises en place », comme une stratégie pour les droits fondamentaux incarnée par les nouveaux agents aux droits fondamentaux de l’agence. 

Des contacts sont aussi établis avec les autorités grecques pour un mécanisme de surveillance, a ajouté la Commission.

Elle réagissait à la publication le même jour dans plusieurs médias du contenu du fameux rapport de l’OLAF, livré mi-février au conseil d’administration de Frontex et ayant conduit fin avril à la démission du directeur, Fabrice Leggeri, et de son bras droit, Thibauld de La Haye Jousselin (EUROPE 12942/1).

Ce rapport, non public, avait mis en lumière les dérives internes de l’agence et les différentes stratégies pour passer sous silence des cas de refoulements de migrants menés par les garde-frontières grecs.

Selon Le Monde, qui a pu consulter ce rapport confidentiel, le rapport de l’OLAF indique ainsi que les faits de refoulements étaient connus de Frontex depuis longtemps. Dès avril 2020, deux divisions de l’agence jugeaient « crédibles » les accusations fréquentes de traitements violents de la part des policiers grecs infligés aux migrants tentant de rejoindre leurs côtes, écrit ainsi Le Monde

« Le fait que les Grecs tolèrent et pratiquent les “pushbacks" est très probable », jugeait la division d’évaluation de la vulnérabilité de Frontex dans un rapport d'avril 2020 cité par l’OLAF.

En ce qui concerne les responsabilités de l’équipe dirigeante, « tous les trois (avec le Belge Dirk Vande Ryse, directeur de la division chargé de la surveillance des frontières, NDLR) ont laissé leurs opinions personnelles interférer avec la conduite de Frontex », indique le rapport, l’équipe dirigeante ayant choisi de qualifier ces accusations de refoulements comme de la propagande turque.

« Ils ont considéré que la Commission était trop centrée sur les questions de droits de l’homme », poursuit le rapport cité par Le Monde. « En agissant ainsi, ils ont rendu impossible pour l’agence de répondre à ses responsabilités ». (Solenn Paulic)

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