Les ministres de l’Agriculture d’une quinzaine de pays de l’UE ont demandé, lundi 18 juillet, de ne pas renégocier l’accord sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Marc Fesneau, le ministre français de l’Agriculture, a évoqué ce sujet lors du Conseil 'Agriculture'.
L’objectif de notre démarche est double : saluer la déclaration de l’OMC adoptée à la 12e conférence ministérielle (à la mi-juin) et « alerter la Commission européenne sur l’importance de ne pas rouvrir ou renégocier l’accord SPS actuel », a fait valoir la France. Il s’agit en effet, selon le ministre français, « d’un point de vigilance majeur, car cet accord permet de protéger les normes sanitaires et phytosanitaires européennes ».
La récente déclaration de l’OMC sur les mesures SPS « permet de mieux prendre en compte la durabilité dans le commerce international », a estimé M. Fesneau.
La France a présenté un document (https://aeur.eu/f/2os ) sur ces mesures SPS au nom de 12 pays (l'Autriche, la Belgique, Chypre, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie et l'Espagne).
Lors du Conseil, la Hongrie, la Lituanie, la Pologne et la Bulgarie ont clairement soutenu les requêtes de ce groupe de pays, de même que le Danemark.
Les Pays-Bas ont dit qu’ils ne soutenaient pas le document de ce pays, notamment au motif qu’une « réforme de l’OMC est nécessaire » à leurs yeux.
Selon l'accord en question de l'OMC, tous les pays doivent appliquer des mesures afin d'assurer l'innocuité des produits alimentaires pour les consommateurs et d'empêcher la dissémination de parasites ou de maladies chez les animaux et les végétaux. (Lionel Changeur)