La Commission européenne a publié, mardi 5 juillet, un rapport pour 2022 évaluant les performances de la science, la recherche et l’innovation (R&I) européennes, qui conclut à six groupes de recommandations.
Reconstruire mieux dans un monde post-pandémie
Pour les auteurs du rapport, la R&I européenne a un rôle clé à jouer dans la transition verte et numérique. Le rapport souligne les bénéfices de l'expérimentation, de la co-création et de l’engagement citoyen. Pour être transformatives, les politiques de R&I doivent également fournir une direction aux investissements aux niveaux national et européen.
Regagner de la compétitivité
La position européenne de leader en R&I a été érodée par la montée en puissance d'autres acteurs mondiaux. Ce retard s’est accru pendant la pandémie, particulièrement dans le champ des technologiques numériques. Le rapport recommande de renforcer les performances de la R&I européenne par le biais de réformes et d’investissements et de consolider les systèmes de recherche nationaux et régionaux les moins développés.
Penser et être préparé à l’inattendu en maintenant une R&I agile, notamment par des exercices d’anticipation et de préparation et en visant une souveraineté numérique.
Mobiliser des institutions, les entreprises et les gens
L'intensité des financements de la recherche et développement dans l'UE est encore loin des 3% du PIB. En plus d'une hausse des financements publics, le rapport recommande d'attirer l’investissement privé, d'instaurer des politiques de capital humain plus inclusives et de combler l’écart entre résultats des recherches et innovations commercialisables. Il faut une meilleure connexion des acteurs et une prise en compte des disparités en termes de distribution géographique des investissements en R&I, des publications ou encore des enregistrements de brevets. Des politiques de formation professionnelle pour les travailleurs peu ou moyennement qualifiés seraient bénéfiques.
Enfin, le rapport pointe le besoin pour l’UE d’attirer les investisseurs prêts à financer des entreprises plus à risque, en intégrant les critères de durabilité dans le financement des firmes et en consolidant un cadre institutionnel et réglementaire favorable à l’innovation.
Lire le rapport : https://aeur.eu/f/2ie (Émilie Vanderhulst)