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Bulletin Quotidien Europe N° 12915
Invasion Russe de l'Ukraine / Agriculture

Les ministres de l’Agriculture de l’UE saluent les mesures d’urgence annoncées, mais en attendent d’autres

La plupart des ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont salué, lundi 21 mars, les premières mesures d’urgence proposées par la Commission européenne pour aider les agriculteurs affectés par les effets de la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie. Mais plusieurs pays ont demandé d’aller plus loin dans les mesures de soutien aux agriculteurs.

Les ministres se sont montrés très touchés par la déclaration en visioconférence de leur homologue ukrainien, Roman Leshchenko, sur les désastres occasionnés par la guerre. Ils ont souligné le besoin de fournir à l’Ukraine une aide alimentaire et des produits (carburant, semences).

La Commission va présenter officiellement le 23 mars un paquet de mesures (https://aeur.eu/f/vj ) prévoyant une aide au stockage privé pour la viande porcine et une aide d'urgence de 500 millions d'euros pouvant être complétée par un cofinancement des États membres de 200% au maximum (soit 1,5 milliard d’euros au total).

Sur les 500 millions d’euros, 350 millions viendront de la réserve pour les crises agricoles (EUROPE 12913/3).

La Commission va proposer aussi : - une dérogation temporaire aux règles du verdissement de la PAC pour pouvoir cultiver sur les terres en jachère ; - d'autoriser les États membres à verser aux agriculteurs des niveaux accrus d'avances sur les paiements directs ; - la mise en place en place d’un nouveau cadre de crise temporaire pour les aides d’État.

De nombreux ministres ont insisté sur le besoin de prévoir d’autres mesures.

La délégation néerlandaise a souhaité une dérogation à la directive 'nitrates' afin de permettre l’utilisation d'engrais biosourcés, une requête soutenue par plusieurs pays (Belgique, Grèce...)

Plusieurs ministres ont demandé des mesures en faveur des engrais pour s'assurer qu'il n'y ait pas de pénuries lors de la prochaine campagne.

La Roumanie et la Lettonie, notamment, ont demandé de revoir les objectifs de la stratégie 'de la ferme à la table'. L’Allemagne, au contraire, souhaite le maintien de ces objectifs.

La Commission n'est pas favorable à une demande de plusieurs pays visant à puiser dans les fonds des programmes de développement rural. 

Protéines végétales. Un groupe de 20 pays, emmené par l’Autriche, a demandé à la Commission d’élaborer une stratégie européenne sur les protéines végétales, plus urgente que jamais en raison de la guerre en Ukraine.

« La Commission n’a pas l’intention d’adopter une stratégie européenne sur les protéines végétales, mais elle soutient les initiatives nationales en la matière », a répondu le commissaire, Janusz Wojciechowski. La Commission a décidé, dans le contexte de la guerre, de permettre la culture de certaines plantes fixatrices d'azote (trèfle, luzerne…) et de revoir les règles sur les terres en jachère pour stimuler la production de protéagineux, d'après le commissaire.

Par ailleurs, les organisations agricoles Copa-Cogeca, FEFAC et EUROSEEDS ont demandé, dans une position commune (https://aeur.eu/f/v8 ) présentée lundi, que la Commission joue « un rôle de premier plan » dans la promotion de la culture et de l'utilisation de protéines végétales d’origine européenne. (Lionel Changeur)

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