Le Centre de Contrôle et de prévention des maladies (ECDC) a publié, vendredi 18 mars, un rapport sur la prévention et le contrôle de la Covid-19 dans les centres temporaires accueillant des réfugiés fuyant l'Ukraine où les risques liés aux maladies transmissibles sont élevés.
Dans son rapport, l’ECDC énonce une liste d'éléments à vérifier qui poursuit trois objectifs : la prévention des maladies, le contrôle des épidémies et le renforcement de la préparation des centres. Il accompagne ses recommandations de différentes scenarii en fonction des capacités en ressources humaines et en matériel disponibles localement.
La vaccination reste un geste primordial, rappelle l’ECDC. Le centre européen recommande, pour tous les réfugiés éligibles, une promotion et un accès facilité aux vaccins contre la Covid-19 et autres vaccins prioritaires, notamment les vaccins pédiatriques.
Devraient être vaccinées en priorité les personnes immunodéficientes, les personnes âgées, les femmes enceintes et le personnel en première ligne. Il est important de fournir aux réfugiés un certificat prouvant la vaccination, pour faciliter leurs déplacements ultérieurs dans l'Union européenne.
Le rapport présente un rappel des gestes barrières. Un point est consacré au nettoyage et à la désinfection des locaux.
L’ECDC conseille de tester toutes les personnes arrivant dans les lieux d’accueil et fournit des indications de catégories prioritaires en cas de capacités limitées. Il présente des mesures à adopter en cas d’absence de possibilité de tests. Les tests d'amplification des acides nucléiques doivent constituer le standard pour les diagnostics, mais l’ECDC admet que les tests antigéniques rapides soient plus aisément déployés.
Le Centre propose des bonnes pratiques pour optimiser les diagnostics en fonction des disponibilités de matériel et de personnel, qualifié ou non.
Le rapport propose des recommandations de prise en charge des personnes positives au SARS-CoV-2 et des cas contacts.
Enfin, le Centre met l'accent sur la santé mentale des personnes déplacées qui ont subi des traumatismes. Ces traumatismes peuvent être aggravés par les conditions d’accueil dans les centres si elles ne sont pas optimales.
La désinformation ou la difficulté d’accès à des informations en langue ukrainienne peuvent aggraver ces situations. Le Centre incite donc, entre autres, les décideurs et autorités de santé à dispenser les « premiers secours psychologiques », en personne ou à distance, particulièrement aux enfants, et à former le personnel des centres et les bénévoles.
Enfin, le rapport présente plusieurs initiatives liées à la communication sur les risques afin d'améliorer l’information des Ukrainiens réfugiés sur les risques et la prévention de la Covid-19.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/v3 (Emilie Vanderhulst)