Le Fraunhofer IEE, un institut allemand de recherche sur l’énergie et les technologies des systèmes énergétiques, a publié une étude, jeudi 27 janvier, concernant l’utilisation, les limites et le coût du mélange d’hydrogène renouvelable avec du gaz fossile (‘blending’) dans le réseau gazier de l’Union européenne au niveau du transport et de la distribution.
Selon cette étude, un objectif de mélange de 5% d’ici 2030 nécessiterait environ 50 TWh d’hydrogène renouvelable. Or, sur base de l'objectif de l'UE consistant à atteindre 40 GW d’électrolyseurs d’hydrogène renouvelable en 2030, les auteurs s’attendent à une production d’environ 132 TWh.
Ils estiment en outre qu’un mélange substituant 20% de gaz fossile par de l’hydrogène renouvelable en volume nécessiterait un effort technique élevé, mais n’entraînerait qu’environ 6 à 7% de réduction d’émissions de gaz à effet de serre en raison du pouvoir calorifique réduit de l’hydrogène par rapport à celui du gaz fossile.
Ainsi, au lieu d’utiliser une part importante (plus du tiers) de l’objectif de 132 TWh pour le mélange, le Fraunhofer IEE préconise de réserver l’hydrogène renouvelable pour des applications concrètes à fort potentiel de réduction du CO2.
Il mentionne notamment le remplacement de l’hydrogène gris, son utilisation dans certains secteurs industriels tels que l’acier, les carburants pour la navigation et l’aviation et, à plus long terme, la production d’électricité.
Voir l’étude : https://bit.ly/3gmlsNv (Damien Genicot)