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Bulletin Quotidien Europe N° 12879
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

L’UE et les États-Unis s’engagent à intensifier leur coopération pour assurer la sécurité énergétique de l’Europe

Dans un contexte de tensions avec la Russie dues à la crainte d’une invasion russe de l’Ukraine, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Président américain, Joe Biden, se sont engagés à intensifier la coopération stratégique UE-États-Unis dans le domaine de l’énergie pour assurer la sécurité de l’approvisionnement, vendredi 28 janvier, dans une déclaration commune.

« Nous sommes déterminés à collaborer étroitement pour relever les défis actuels en matière de sécurité d’approvisionnement et de prix élevés sur les marchés de l’énergie (…) et œuvrerons de concert à la mise à disposition d’un approvisionnement énergétique fiable et abordable pour les citoyens et les entreprises de l’UE et de son voisinage », peut-on ainsi lire dans la déclaration.

L’intention de l’UE et de Washington est claire : « éviter les chocs d’approvisionnement, y compris ceux qui pourraient résulter d’une nouvelle invasion russe de l’Ukraine ».

L’UE entend ainsi collaborer avec d’autres fournisseurs de gaz que la Russie comme le Qatar, la Norvège, l’Égypte, l’Algérie, l’Azerbaïdjan ou encore des pays asiatiques, « pour fournir à l’Europe des volumes supplémentaires de gaz naturel provenant de diverses sources dans le monde ».

La Russie fournit actuellement environ 40% du gaz fossile importé par l’UE, a précisé une haute fonctionnaire de la Commission. Le reste provient de Norvège (environ 38-39%) et d’importations (environ 20%) de gaz naturel liquéfié (GNL).

Ces importations de GNL se sont établies à 80 milliards de m³ (mmc) en 2021. Elles proviennent essentiellement de la Russie (18%), des États-Unis (20%), du Nigéria (17%), du Qatar (20%), d’Algérie (14%) et de la Norvège (2%), a indiqué la Commission.

Selon la déclaration, le GNL « peut, à court terme, renforcer la sécurité d’approvisionnement tout en continuant à permettre la transition vers un niveau zéro d’émission nette ».

Néanmoins, la capacité totale de l’UE en termes d’importations de GNL est actuellement déjà utilisée à 66%.

Questionné par conséquent sur la capacité du GNL à compenser une éventuelle réduction brutale des importations de gaz russe découlant de la situation géopolitique, un haut fonctionnaire de la Commission européenne a souligné le fait que le GNL ne représente qu’une des variables ajustables.

« Nous avons les gazoducs, l'énergie nucléaire, les énergies renouvelables (...), le stockage, et nous pouvons utiliser l'efficacité énergétique et l'adaptation de la demande », a-t-il insisté.

Et d’ajouter : « Il est difficile, si pas inutile de faire des spéculations, car tout dépend de la durée de la crise, du niveau absolu de l’offre qui est affectée, de la météo… »

« Travailler ensemble en tant qu’États membres pour avoir un plus grand pouvoir d’achat a beaucoup de sens et je pense que c’est exactement ce que nous cherchons : comment nous pouvons rassembler, du côté européen, différents États membres pour acheter du GNL ou du gaz additionnel par rapport à des contrats existants », a en outre précisé un autre haut fonctionnaire européen.

Il est également à noter qu’une session du Conseil de l’énergie UE-États-Unis se tiendra le 7 février.

Voir la déclaration : https://bit.ly/3r6G3vi (Damien Genicot)

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