En visite en Lettonie et en Lituanie avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, pour souligner son soutien face à l’instrumentalisation de la migration par le régime biélorusse, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a plaidé, dimanche 28 novembre, pour un renforcement de la coopération entre l’UE et l’OTAN dans la lutte contre les attaques hybrides.
Pour répondre à ces attaques, « il est important que l'UE et l'OTAN travaillent main dans la main », a-t-elle estimé devant les médias. « Nous testons et coordonnons nos réponses aux crises lors d'exercices réguliers. Et nous renforçons notre coordination, notre coopération sur la résilience, sur la connaissance de la situation et sur la lutte contre la désinformation », a-t-elle ajouté.
La coopération existe déjà, mais, face à des menaces hybrides de plus en plus aiguës, la présidente a estimé qu’il fallait amener la coopération à un niveau supérieur, ajoutant que c’était la raison pour laquelle une nouvelle déclaration conjointe UE-OTAN était en cours de rédaction. « Notre objectif est de renouveler et d'actualiser notre engagement politique en faveur d'un partenariat UE-OTAN très fort », a-t-elle précisé.
De son côté, M. Stoltenberg a rappelé que « l’OTAN et l’UE sont des partenaires uniques et essentiels », que le travail en commun rend plus forts. « En période d'incertitude, en période de défi, il est encore plus important que nous ayons des institutions grandes et fortes comme l'OTAN et comme l'Union européenne et que nous démontrions notre capacité à travailler ensemble », a-t-il ajouté.
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN se retrouvent mardi 30 novembre et mercredi 1er décembre pour une ministérielle à Riga, lors de laquelle la situation à la frontière biélorusse sera l'objet de discussions (EUROPE 12841/19). (Camille-Cerise Gessant)