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Bulletin Quotidien Europe N° 12824
ACTION EXTÉRIEURE / Iran

Téhéran rejette les critiques occidentales sur son programme nucléaire

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh, a dénoncé, lundi 1er novembre, la déclaration commune des dirigeants allemand, britannique, français et américain soulignant leurs inquiétudes quant au programme nucléaire iranien.

Selon le porte-parole, cette déclaration « ne colle pas à la réalité » et n'apportera pas de « résultats constructifs ».

Le 30 octobre, les présidents français, Emmanuel Macron, et américain, Joe Biden, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, avaient fait part de leur « inquiétude vive et croissante » face au rythme accéléré des mesures « provocatrices » prises par l’Iran, citant la production d’uranium hautement enrichi et d’uranium métal enrichi. « Il n’existe en Iran aucun besoin civil crédible de conduire ces activités, mais toutes deux sont importantes pour la production d’une arme nucléaire », ont précisé les dirigeants dans la déclaration publiée à l’issue d’une rencontre en marge du G20 à Rome.

« La production d'uranium métal et d'uranium hautement enrichi, comme déjà affirmé par le passé, est faite à des fins pacifiques et à des usages civils », leur a répondu le porte-parole iranien.

Dans leur déclaration, les dirigeants occidentaux ont estimé que les mesures iraniennes sont « d’autant plus inquiétantes » que le pays a réduit dans le même temps sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la transparence dont il faisait preuve à son égard. Selon eux, les progrès constants de l’Iran en matière nucléaire et les obstacles que le pays impose aux travaux de l’AIEA compromettront la possibilité d’un retour au sein du plan d'action global commun (JCPOA).

Les dirigeants européens et américain ont estimé que la situation actuelle soulignait la nécessité d’une solution négociée permettant le retour de l’Iran et des États-Unis au respect du JCPOA et posant les bases de la poursuite d’un dialogue diplomatique destiné à résoudre les autres sujets de préoccupation. « Nous sommes convaincus qu’il est possible de rapidement parvenir à, et mettre en œuvre, un accord sur le retour au respect du JCPOA et de garantir à long terme que le programme nucléaire iranien soit exclusivement destiné à des fins pacifiques », ont-ils estimé.

« Nous comptons sur un retour de l'Iran à la table des négociations. Mais l’horloge tourne », a prévenu la chancelière allemande.

Les dirigeants ont rappelé qu’un retour à l’accord permettra une levée des sanctions qui aura des répercussions durables sur la croissance économique de l’Iran. « Ceci ne sera possible que si l’Iran change de cap », ont-ils prévenu, appelant le Président iranien, Ebrahim Raïssi, à saisir cette opportunité et à reprendre un effort de bonne foi pour faire aboutir nos négociations de toute urgence. « C’est le seul moyen sûr d’éviter une escalade dangereuse, qui n’est dans l’intérêt d’aucun pays », selon eux.

Ils se sont également dits déterminés à continuer à travailler en étroite collaboration avec la Russie, la Chine et le Haut Représentant de l’UE pour apporter une solution à ce défi essentiel.

Les négociations devraient reprendre d’ici la fin du mois. 

Voir la déclaration occidentale : https://bit.ly/3EAPQh0 (Camille-Cerise Gessant)

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