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Bulletin Quotidien Europe N° 12784
POLITIQUES SECTORIELLES / BiodiversitÉ

L’UE se veut le moteur de l’action au Congrès mondial de la nature de l’UICN

Forte de sa loi climat sur la neutralité climatique à l’horizon 2050 et de sa stratégie sur la biodiversité à l’horizon 2030, l'UE s’est présentée comme le chef de file et le moteur de l’action mondiale pour la santé de la planète, à l’entame du Congrès mondial de la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) (3-10 septembre), à Marseille.

Cet événement, qui a lieu tous les quatre ans, rassemble depuis vendredi 3 septembre plus de 1 500 participants - gouvernements, scientifiques, ONG et groupes de peuples autochtones - afin de faire émerger ensemble des solutions sur sept thèmes couvrant tous les aspects de la santé de l’environnement pour garantir le succès de la COP15 sur la biodiversité, reportée à avril 2022, et de la COP26 sur le climat (à Glasgow, en novembre)

« L’objectif commun est d'inscrire la nature au sommet des priorités internationales - car nos destins sont intrinsèquement liés : planète, climat, nature et communautés humaines », selon le président français, Emmanuel Macron.

La liste rouge des espèces menacée publiée samedi par l'IUCN compte 138 374 espèces, dont 38 543 sont menacées d'extinction.

L'UE espère que la COP15 pourra déboucher sur un accord mondial comparable à l'Accord de Paris sur le climat.

« La bataille pour le climat, la bataille pour la biodiversité, c'est en fait la même bataille. Et c'est la même détermination qui doit nous animer sur le plan européen », a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel.

Parmi les priorités, il a cité les océans et les forêts, estimant qu'avec la mise en œuvre du Green Deal européen, « l'Europe, certainement, a un rôle de locomotive à jouer pour montrer le chemin et pour agir ».

L'UE ayant déjà interdit les dix produits en plastique à usage unique les plus courants, le prochain enjeu sur la table est d'identifier « comment bannir le plastique des océans ».

Il a aussi insisté sur l'augmentation du volume de zones protégées autour de l'Antarctique et le transport durable dans l'Arctique.

L'une des cibles du projet de cadre mondial post-2020 pour la biodiversité est de protéger 30% des terres et des océans d'ici 2030 (EUROPE 12767/7), mais la session de négociation qui s'est achevée le 3 septembre n'a pas permis de surmonter toutes les divergences, selon l'ONU.

S’exprimant samedi, le commissaire à l'Environnement, aux Océans et à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, a souligné l'importance de restaurer la santé des océans : « Tout est connecté : la crise climatique, la pollution plastique, l'effondrement de nos écosystèmes. Protéger au moins 30% de nos océans nécessite des efforts massifs. Maintenant que notre planète est confrontée à des menaces extrêmes, agir pour la haute mer nous aidera à retrouver l'équilibre que nous avons perdu », a-t-il estimé.

Lundi, le WWF a appelé les gouvernements du monde à parvenir à un accord international contraignant pour mettre un terme à la pollution par le plastique lors de l'Assemblée de l'ONU pour l'environnement prévue en février 2022 (EUROPE 12783/7). (Aminata Niang)

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