Malgré des annonces en faveur de l’environnement, les pratiques des grandes banques européennes en matière de climat et de biodiversité demeurent limitées, selon un rapport de l’association britannique ShareAction publié le 6 septembre.
« Si 20 des 25 plus grandes banques européennes se sont engagées à atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050 au plus tard, aucune n’a assorti ces ambitions à long terme de plans complets pour éviter le changement climatique et la perte de biodiversité », souligne ainsi ShareAction.
Le rapport constate notamment que seulement trois des 25 banques examinées (Lloyds Banking Group, NatWest et Nordea) se sont fixé des objectifs climatiques intermédiaires à l’horizon 2030, en plus de leurs objectifs pour 2050.
Moins de la moitié des banques analysées se sont engagées à cesser progressivement de financer des activités liées au charbon thermique, déplore en outre ShareAction, tout en ajoutant que, lorsqu’elles existent, de telles politiques sont truffées de lacunes.
L’association épingle également un manque de transparence. Ainsi, seules dix-sept des 25 banques déclarent actuellement leur exposition aux secteurs à forte intensité de carbone et seules dix d’entre elles fournissent une ventilation par actifs liés aux combustibles fossiles.
Voir le rapport : https://bit.ly/38QLsMR (Damien Genicot)