L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a publié, mardi 24 août, un document visant à éclairer les actions à mener pour appliquer les principes de l’économie circulaire aux technologies liées aux énergies renouvelables telles que les éoliennes, les panneaux solaires photovoltaïques et les batteries.
Le déploiement, l’entretien et le remplacement de ces infrastructures nécessitent en effet des ressources importantes, dont de nombreuses substances figurant sur la liste des matières premières critiques de l’Union européenne, souligne l’AEE.
Or, du fait de la nécessaire transition énergétique, les déchets issus des infrastructures d’énergie propre en fin de vie devraient être multipliés par 30 au cours des dix prochaines années.
Selon l’AEE, ce passage à des technologies d’énergie renouvelable pose donc un nouveau défi à l’Europe en matière de déchets.
« Le rythme rapide du développement technologique signifie que les équipements peuvent être soumis à une obsolescence relativement rapide et peuvent générer des flux de déchets complexes, présentant ainsi des défis techniques et logistiques pour la gestion de ces infrastructures en fin de vie », note ainsi l’Agence.
En outre, la récupération des matériaux et leur réintroduction dans le cycle de production se heurtent à des difficultés : volumes élevés et matériaux devant souvent être récupérés dans des endroits éloignés ; conception ne tenant pas compte de la fin de vie ou de la recyclabilité ; présence de substances dangereuses.
Néanmoins, le développement des renouvelables offre également des possibilités de réduire la consommation de matières premières rares en recyclant les ressources, éléments de terres rares et autres matériaux précieux (acier, cuivre et verre par exemple) compris dans les déchets issus du développement et de l’utilisation des infrastructures d’énergie renouvelable.
Dans le cas des panneaux photovoltaïques, par exemple, 95% des matériaux peuvent être recyclés (90% pour les éoliennes), souligne l’AEE. En revanche, la délamination, la séparation et la purification du silicium du verre et du film mince semi-conducteur pour le recyclage des panneaux représentent de véritables défis, tant en termes économiques que technologiques.
Voir le document : https://bit.ly/3BcS9VX (Damien Genicot)