login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12773
ÉCONOMIE - FINANCES / Banques

Les banques européennes présentent une bonne résistance malgré la pandémie

Le secteur bancaire européen semble présenter une bonne résistance, même dans les pires scénarios développés par l’Autorité bancaire européenne (ABE) en lien avec la pandémie, selon son dernier rapport sur l'épreuve de résistance des banques à des situations de crise ('stress tests'), publié vendredi 30 juillet en fin de journée.

Ainsi, dans son scénario le plus défavorable, que l’autorité juge elle-même « très sévère », le secteur bancaire européen resterait au-dessus d'un ratio de fonds propres de qualité optimale (CET1) de 10%, avec une diminution de capital de 265 milliards d'euros par rapport à un ratio CET1 de départ de 15%. L’Autorité note une forte augmentation du montant total de l’exposition au risque (REA) de 868 milliards d’euros à la fin de l’horizon de trois ans, ce qui entraîne une diminution de 485 points de base du ratio CET1.

Les résultats montrent également une « dispersion » entre les banques. Par exemple, les banques qui se concentrent davantage sur les activités nationales ou dont le revenu net d'intérêt (RNI) est plus faible affichent un épuisement plus important.

Les pertes de crédit, comme dans les exercices précédents, expliqueraient la majeure partie de l'épuisement des fonds propres. Le scénario 'lower-for-longer' (une baisse cumulée du PIB de 3,6% dans l’UE de 2020 à 2023) entraînerait également une baisse significative de la contribution des bénéfices des activités poursuivies, notamment des revenus nets d'intérêts.

Des résultats satisfaisants

Depuis le précédent test de résistance en 2018 (EUROPE 12130/5), les banques ont continué à renforcer leurs fonds propres, indique l’Autorité. Au début de l'exercice (c'est-à-dire fin 2020), elles présentaient un ratio CET1 de 15% (15,3% sur une « base transitoire », selon les accords Bâle III).

Il s’agit du ratio le plus élevé depuis que l'ABE effectue des tests de résistance. Ce résultat a été obtenu malgré une baisse sans précédent du PIB de l'UE et les premiers effets de la pandémie de Covid-19 en 2020, se félicite l’Autorité. 

Prise en compte de la pandémie et pas du changement climatique

L'exercice actuel était initialement prévu pour 2020, mais a été reporté par l'ABE en raison de la pandémie de Covid-19 pour permettre aux banques de donner la priorité à la « continuité opérationnelle ».

Comme pour les exercices précédents, le scénario défavorable pour le test de résistance bancaire de l'ABE à l'échelle de l'UE reflète les principaux risques pour les banques, en y ajoutant cette fois-ci un scénario défavorable lié aux préoccupations actuelles concernant l'évolution possible de la pandémie.

L’ABE indique a contrario que les risques liés au changement climatique ne sont pas « explicitement » pris en compte, mais une méthodologie pour prendre en compte cette dimension est en cours de développement, a-t-elle fait savoir.

L'exercice 2021 couvre un échantillon de 50 banques représentant environ 70% du total des actifs des banques de l'UE, mais, en raison du Brexit, les banques britanniques ne font plus partie de l'échantillon.

Pour consulter le rapport : https://bit.ly/3llFhYC (Pascal Hansens)

Sommaire

REPÈRES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES