Lors du voyage de presse virtuel de la Présidence portugaise du Conseil de l'UE, jeudi 7 janvier, le Premier ministre portugais, António Costa, a souligné l'importance d'avancer dans les négociations de nouveaux accords commerciaux à travers le monde, et notamment sur celui avec le Mercosur.
Pour le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva, il s'agit même d'une « obligation des Vingt-sept » de conclure l'accord cette année. « Il en va de la responsabilité de la Présidence portugaise du Conseil de l'UE d'essayer de conclure cette procédure, et nous nous engageons à le faire », a-t-il déclaré.
Le 6 octobre dernier, l'accord UE-Mercosur a essuyé un refus de la part des députés européens concernant la ratification du texte. Depuis, la Commission européenne a proposé de compléter l'accord avec une déclaration commune précisant certains engagements environnementaux, à paraître potentiellement à la fin du mois de janvier (EUROPE 12621/22).
Le ministre portugais des Affaires étrangères est également convaincu que des précisions apportées à l'accord pourront permettre de rassurer sur les objectifs environnementaux. Pour lui comme pour la Commission européenne, il n'est plus question de revenir sur l'accord, mais plutôt de clarifier certains éléments. « J'ai déjà échangé avec mes collègues du Mercosur, qui m'ont confirmé être tout à fait prêts à faire avancer l'accord vers une action climatique accrue, et non le contraire ».
Sur la question de l'accord d'investissement (CAI) fraîchement signé avec la Chine, le Premier ministre portugais a souligné l'importance, selon lui, de devoir prendre en compte le marché chinois dans les relations commerciales et s'est exprimé en faveur d'une adoption le plus tôt possible. (Léa Marchal)