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Bulletin Quotidien Europe N° 12597
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ACTION EXTÉRIEURE / BiÉlorussie

L’UE adopte ses sanctions à l’encontre d’Alexandre Loukachenko et de plusieurs de ses proches

Le Conseil de l’UE a officiellement adopté, vendredi 6 novembre, des sanctions à l’encontre du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, et de quatorze autres personnalités biélorusses, jugés « responsables d’actes de répression et d’intimidation contre des manifestants pacifiques, des membres de l’opposition et des journalistes à la suite de l’élection présidentielle, ainsi que de fautes commises par la commission électorale centrale au cours de ce processus électoral ».

Parmi ces personnes, figurent le fils ainé de M. Loukachenko, Viktor, qui est aussi son conseiller à la sécurité nationale et membre du conseil de sécurité, le chef de l’administration présidentielle, Igor Sergeyenko, le président de la Cour constitutionnelle, Pyotr Miklashevich, et le vice-ministre de l’Information, Ihar Buzouski.

L’ancien secrétaire d’État du Conseil de sécurité, Andrei Raukou, fait aussi l’objet de mesures restrictives, tout comme le président du Comité pour la sûreté de l’État (KGB) et ancien président du Comité de contrôle d’État, Ivan Tertel, et le chef de la direction générale du maintien de l’ordre et de la prévention au ministère de l’Intérieur, Raman Melnik.

Plusieurs membres du comité d’enquête, dont son président, des vice-présidents et un ancien vice-président, font aussi l’objet de sanctions, tout comme le chef du centre opérationnel et d'analyse, le commandant de l’unité 'Alpha' et l’attachée de presse de M. Loukachenko.

Avec cette décision, 59 personnes sont sanctionnées pour leurs responsabilités dans les fraudes lors de l’élection du 9 août et de la répression qui a suivi et qui se poursuit. 

Par ailleurs, l’expert indépendant mandaté par 17 pays membres de l’OSCE (Belgique, République tchèque, Danemark, Estonie, France, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Royaume-Uni, Islande, Norvège, Canada et États-Unis), dans le cadre du mécanisme de Moscou, a publié, le 5 novembre, son rapport sur les allégations de violations des droits de l'homme liées à l'élection présidentielle.

Selon ce rapport, « les allégations selon lesquelles l'élection présidentielle n'a pas été transparente, libre ou équitable ont été confirmées ». Concernant les allégations relatives à des violations majeures des droits de l'homme, « il a été constaté qu'elles étaient massives et systématiques et prouvées sans aucun doute ». De plus, la liberté des médias et la sécurité des journalistes font l'objet d'attaques massives, tout comme la liberté de réunion et d'association et le droit à la liberté et à la sécurité, ajoute le rapport.

Voir les actes juridiques liés à la décision du Conseil : https://bit.ly/2U1301K et le rapport de l’OSCE : https://bit.ly/36pgudt (Camille-Cerise Gessant)

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