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Bulletin Quotidien Europe N° 12554
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POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

Les consommateurs européens peu rassurés sur l'intelligence artificielle

Le manque de confiance qu'éprouvent les consommateurs européens au sujet de l'intelligence artificielle (IA) témoigne du besoin de règles claires et adaptées. C'est ce qu'estime le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), qui a publié, lundi 7 septembre, une enquête d'opinion réalisée auprès de 11 500 personnes. 

Cette enquête, réalisée par une entreprise tierce entre novembre et décembre 2019, étudie la manière dont l'IA est perçue dans 9 États membres (Belgique, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pologne, Portugal, Espagne et Suède). 

Elle montre que, si les consommateurs reconnaissent les avantages de l'IA, notamment pour ce qui concerne les itinéraires en temps réel pour les automobilistes (78%), ils éprouvent aussi de nombreuses craintes, en particulier pour les technologies intrusives. Ainsi, pour la reconnaissance vocale, ils sont 40% en Suède, 68% en Allemagne et 71% en Belgique à penser que leurs données ne seront pas protégées.

De même, 51% des répondants en Belgique, en Italie, au Portugal et en Espagne estiment que l'IA va mener à des discriminations injustes sur base de caractéristiques individuelles ou de catégories sociales. Ils sont 37% au Danemark, en France, en Allemagne et en Suède. 

Plus généralement, à peine un cinquième des répondants considèrent que les règles actuelles les protègent d'éventuels dangers posés par l'IA. « Les règles actuelles de protection des consommateurs, de confidentialité et de responsabilité ne sont tout simplement pas adaptées à l'objectif de protéger les consommateurs contre les conséquences négatives de l'IA », a déclaré Monique Goyens, directrice générale du BEUC.

Une législation en 2021

Rappelons que la Commission européenne prévoit de présenter de nouvelles règles relatives à l'intelligence artificielle début 2021. Après une consultation publique ouverte jusqu'à l'été, elle permet aux parties qui souhaiteraient soumettre des commentaires par écrit sur son étude d'impact de le faire jusqu'au 10 septembre (EUROPE 12538/13).

De son côté, le Parlement européen prépare un rapport d'initiative législative, qui devrait être soumis au vote en commission des affaires juridiques le 19 octobre. Voir le rapport du BEUC à la page : https://bit.ly/2F9QE39 (Sophie Petitjean)

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