En visite à Paris cette semaine, et aux États-Unis la suivante, Phil Hogan, commissaire européen au Commerce, tentera d’éviter un nouveau conflit commercial transatlantique qu'une taxe française sur les GAFA pourrait générer.
Il s’agit en effet d’éviter que les importations issues de l’Hexagone ne soient frappées de nouveaux droits tarifaires ciblés, au terme de l’enquête au titre de la section 301 lancée par le Représentant américain au commerce (USTR) portant sur la taxe française sur les entreprises numériques (EUROPE 12385/7, 12382/20).
Dans un courrier envoyé le 3 janvier à l’ambassadeur Robert Lighthizer, Paris a appelé Washington à la raison, l’enjoignant de travailler à une solution satisfaisante pour tous dans le cadre de l’OCDE.
Une position partagée par la Commission, qui rappelait, lundi 6 janvier, sa solidarité avec la France. « L’UE va agir et réagir, en cette matière et toute matière connexe, comme une seule entité », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, soulignant que la Commission se coordonnait étroitement avec Paris sur ces questions. Mardi 7 janvier, à Paris, le commissaire Hogan s'entretiendra d'ailleurs avec Bruno Le Maire, ministre français des Finances.
M. Hogan s’envolera ensuite pour Washington, du 14 au 16 janvier, où il rencontrera, entre autres acteurs clefs, M. Lighthizer, avec qui il s'était déjà entretenu avant Noël. La question de la taxe sur les acteurs du secteur numérique figure parmi les questions d'intérêt mutuel qui seront abordées au cours de cette visite, a confirmé la Commission.
L’institution a également rappelé qu’elle restait engagée dans la recherche d’une solution stable, au niveau mondial et pour le long terme. « Nous travaillons avec nos partenaires internationaux pour atteindre cet objectif et nous trouvons encourageants les progrès déjà accomplis sur ce sujet dans le cadre de l’OCDE », a souligné le même porte-parole. (Hermine Donceel avec Marion Fontana)