Galileo, le système de radionavigation par satellite de l'Union européenne, a atteint le milliard d'utilisateurs de téléphones portables dans le monde, a annoncé la Commission européenne, lundi 9 septembre, à la veille du 15e anniversaire de l'Agence GNSS européenne (GSA).
La commissaire chargée du Marché intérieur et de l'industrie, Elżbieta Bieńkowska, a loué les « efforts véritablement européens pour mettre en place le système de radionavigation le plus précis au monde ».
À l'heure actuelle, 95% des entreprises produisant des puces pour téléphones portables pour la radionavigation par satellite fabriquent des puces compatibles avec Galileo. Ce seuil du milliard d'utilisateurs est calculé sur la base des ventes de smartphones utilisant Galileo à l'échelle mondiale.
Toutefois, d'après la Commission, le nombre d'utilisateurs de Galileo est en réalité « beaucoup plus important ». En Europe, tous les nouveaux modèles de voitures ayant l'autorisation de mise sur le marché sont équipés du système eCall, qui utilise Galileo pour communiquer la localisation du véhicule aux services d'urgence (EUROPE 11992/23). Depuis cette année, Galileo est intégré dans les tachygraphes numériques des camions, qui permettent l'enregistrement de la vitesse et de la distance afin de garantir le respect des règles relatives au temps de conduite et ainsi, d'améliorer la sécurité sur les routes. Galileo propose également un service de recherche et de sauvetage (SAR) qui réduit à moins de dix minutes le temps nécessaire pour détecter une personne équipée d'une balise de détresse.
Enfin, Galileo offre un service entièrement crypté qui permet aux pouvoirs publics de garantir la continuité de services en cas de situations nationales d'urgence ou de crise, telles que des attaques terroristes.
En juillet, le système de radionavigation par satellite a connu une panne d'ampleur pendant cinq jours (EUROPE 12302/10). Les résultats d'une enquête indépendante destinée à faire la lumière sur les circonstances de cette panne devraient être connus à l'automne. (Mathieu Bion)