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Bulletin Quotidien Europe N° 12323
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

à Dublin, Boris Johnson assure qu'un accord avec l'UE sur un Brexit ordonné reste possible d'ici au 18 octobre

Les Premiers ministres britannique et irlandais, Boris Johnson et Leo Varadkar, se sont rencontrés lundi 9 septembre, à Dublin, alors que le Parlement britannique devait entamer lundi soir la période de suspension décrétée par le dirigeant britannique et prévue pour durer jusqu’au 14 octobre.

À Dublin, celui qui devait aussi faire face, dans la soirée du 9 septembre, à un nouveau vote de la Chambre des Communes sur l’organisation d’élections anticipées dans le pays, à la mi-octobre, avec un probable rejet de la part des députés, s’est encore dit certain qu’un accord pouvait être trouvé « d’ici au 18 octobre » (date du Sommet européen). Quoi qu'il arrive, une sortie sans accord serait un « échec » dont seraient responsables à la fois le gouvernement britannique et le gouvernement irlandais, a prévenu Boris Johnson.

Alors que les discussions techniques sur la question du filet de sécurité irlandais se déroulent à Bruxelles, le Britannique a reconnu, aux côtés du Taoiseach, la complexité du sujet de la frontière irlandaise et le « symbolisme et les sensibilités qu’évoque le concept de frontière ». M. Johnson a assuré qu’avec de l’énergie et un « esprit de compromis », des solutions pouvaient être trouvées au problème du filet de sécurité pour l’Irlande, qu'il rejette.

Leo Varadkar, de son côté, a souligné qu’une absence de ‘backstop’ dans l’accord de retrait serait l'équivalent d'une sortie sans accord. « En l'absence d'arrangements alternatifs convenus, l'absence de ‘backstop’ dans l’accord de retrait serait comme une sortie sans accord », a déclaré M. Varadkar en amont de la rencontre de travail. L’Irlandais s’est toutefois dit confiant qu’un accord pourrait être trouvé avec le dirigeant britannique. En effet, un communiqué commun des deux hommes à l’issue de la réunion indique que la discussion a été « positive » et constructive et a permis de trouver un « terrain commun » sur certains aspects, bien que des « écarts significatifs demeurent ».

« L'Irlande et le Royaume-Uni sont déterminés à parvenir à un accord entre l'Union européenne et le Royaume-Uni et reconnaissent que les négociations se déroulent dans le cadre du groupe de travail à Bruxelles ». Les deux dirigeants soulignent aussi qu’ils ont renouvelé leur « engagement en faveur de l'accord du Vendredi saint et du rétablissement des institutions de partage du pouvoir en Irlande du Nord ».

Un peu plus tôt, sur la question du filet de sécurité, l’Irlandais s’était dit « ouvert à toutes les alternatives légalement réalisables, mais nous ne les avons pas reçues à ce jour ». « L'accord du Vendredi saint est le meilleur exemple pour montrer que de vieux ennemis peuvent s'unir et garantir ensemble cet accord », avait-il encore déclaré. (Solenn Paulic)

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