Le secrétaire général adjoint du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Pedro Serrano, a plaidé, lundi 9 septembre, à la veille de la présentation de la Commission von der Leyen, pour une plus grande coopération entre les commissaires chargés des Affaires étrangères, de la Sécurité et de la Défense.
Soulignant que l’UE avait un ensemble d’instruments qu’elle pouvait déployer, le secrétaire général adjoint a espéré, devant la sous-commission 'Sécurité et Défense' du Parlement européen, que la présidente élue, Ursula von der Leyen, aiderait à avoir « une configuration qui facilitera la coopération entre tous les commissaires en matière d’Affaires extérieures, de Sécurité et de Défense, pour que nous puissions vraiment livrer cet effet global ».
Selon lui, l’UE est une plateforme « incomparable » pour faire face aux défis auxquels les Européens sont confrontés, et les États membres, isolés, ne pourront pas faire face efficacement à ces défis. « Les coalitions ad hoc ne seront pas suffisantes », a-t-il prévenu. M. Serrano a cependant rappelé que l’UE devait également travailler avec des partenaires tels que l’OTAN.
Le secrétaire général adjoint est aussi revenu sur un des projets phares de l’Europe de la Défense : la coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais). Il a annoncé qu’une nouvelle série de projets devrait être approuvée en novembre. La CSP compte déjà 34 projets.
Mais pour M. Serrano, les projets ne sont pas l’essentiel. Selon lui, « il faut commencer par les 20 engagements et ensuite développer les projets ». Les États membres participant à la CSP sont convenus de mettre en œuvre 20 engagements contraignants à réaliser d'ici 2025. Le secrétaire général adjoint a comparé la CSP à un club. « Il faut payer sa cotisation afin de pouvoir jouer », a-t-il lancé.
Diplomate, M. Serrano a cependant estimé que peu importait ce qui devait être fait en premier, « les projets doivent être en conformité avec les engagements ». (Camille-Cerise Gessant)