La communauté internationale - dont l’UE, l’OTAN et le Conseil de l’Europe - a salué, samedi 7 septembre, l’échange de 70 prisonniers entre la Russie et l’Ukraine, notamment le réalisateur Oleg Sentsov, emprisonné depuis 5 ans (EUROPE 11375/3), et 24 marins ukrainiens capturés en novembre 2018 en mer d’Azov (EUROPE 12159/2). Elle a appelé les deux pays à poursuivre leurs efforts de normalisation des relations.
Tout en se disant « soulagé », le président du Conseil européen, Donald Tusk, a continué d’exhorter la Russie à libérer tous les prisonniers politiques et à respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
Pour la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, la libération de prisonniers « témoigne du travail et de la détermination de ceux, y compris la société civile, les militants et les experts juridiques, qui ont travaillé sans relâche pour obtenir ce résultat ». « L'UE attend de toutes les parties qu'elles mettent cet élan à profit », a-t-elle prévenu.
Le Président du Parlement européen, David Sassoli, a qualifié pour sa part l’échange de prisonniers de « pas dans la bonne direction et signe d’apaisement entre les deux pays ». Il a aussi souligné son empressement à rencontrer M. Sentsov, prix Sakharov 2018, afin de pouvoir lui remettre son prix.
Même enthousiasme chez la Présidente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Pour Liliane Maury Pasquier, l’échange de prisonniers est « sans aucun doute un geste de bonne volonté sans précédent depuis 2014 ». « Nous encourageons toutes les parties concernées à poursuivre leurs efforts pour mettre fin à ce conflit. Le plein respect du cessez-le-feu et le retrait des armes, ainsi que la mise en œuvre intégrale des accords de Minsk, sont des conditions essentielles pour une paix durable », a-t-elle souligné.
La mise en œuvre des accords de Minsk a aussi été soulignée par la porte-parole de l’OTAN, qui a appelé Moscou à respecter toutes les obligations. Elle a rappelé qu’il était important que la vérité et les responsabilités soient établies sur le crash du vol MH17. (Camille-Cerise Gessant)