La présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devrait démarrer les entretiens formels d’« embauche » des futurs commissaires le 27 août.
À ce stade, 25 États membres ont avancé des candidats (voir autre nouvelle). Il manque encore la France et l'Italie, tandis que le Royaume-Uni a formalisé, le 23 août, dans un courrier, sa décision de ne pas participer au processus, vu sa sortie imminente de l'UE.
La Belgique est le dernier pays en date à avoir fait connaître le nom de son candidat, samedi 24 août. Il s'agit de Didier Reynders, vice-premier ministre du Mouvement réformateur, parti libéral siégeant au sein du groupe Renew Europe au Parlement européen. M. Reynders étant ancien ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Défense, on s'attend à le retrouver à la tête de dossiers économiques, budgétaires ou liés aux affaires internationales.
Cette désignation ne se fait pas sans heurts pour le gouvernement de Charles Michel démissionnaire, minoritaire, en affaires courantes, alors que la Belgique se cherche une nouvelle majorité depuis les élections législatives de mai.
Selon la presse belge, plusieurs partis réclament une discussion au Parlement national sur cette décision, tandis que le parti nationaliste Vlaams Belang, arrivé deuxième au nord du pays (Flandre), entend contester cette nomination devant le Conseil d'État.
À ce stade, Ursula von der Leyen dispose de 14 candidatures masculines (dont 5 commissaires sortants) et de 9 candidatures féminines (dont 3 commissaires sortantes), sans compter la sienne. Pour leur part, le Portugal et la Roumanie ont présenté une candidature double, une femme et un homme.
La désignation de Didier Reynders par la Belgique n'aide donc pas la présidente élue à atteindre son objectif de parité.
En juin, M. Reynders avait perdu la course au secrétariat général du Conseil de l'Europe, finalement remportée par la Croate Marija Pejčinović Burić (EUROPE 12284/23). (Sophie Petitjean)