L’Union européenne contribuera à hauteur de 550 millions d’euros au renflouement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a annoncé le président du Conseil européen, Donald Tusk, au sommet du G7 de Biarritz.
Cette promesse a été faite dès l’ouverture du G7, qui a dédié une partie de ses travaux à la lutte contre les inégalités dans le monde (EUROPE 12311/1).
Ce serait une contribution record de l’UE. Sa confirmation est toutefois subordonnée à un accord sur le budget 2021-2027 de l’UE qui ne s'écarte pas trop des orientations proposées par la Commission.
Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial, qui vise à mettre un terme aux pandémies de ces trois maladies dites de la pauvreté d'ici à 2030, a déjà permis de sauver 27 millions de vies.
Dans un communiqué, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a rappelé que l'UE a été « un fervent soutien de ce fonds depuis sa création. » Et d'ajouter : « Nous espérons que la communauté internationale nous emboîtera le pas. »
Le sujet était inscrit à l’ordre du jour du G7 pour générer des promesses de dons, en prélude à la conférence des donateurs prévue en octobre à Lyon, pour réapprovisionner le fonds. Ce partenariat international cherche à réunir au moins 12,5 milliards € (14 milliards de dollars US) pour la période 2020-2022. Cela permettrait, à partir de 2023, de sauver 16 millions de vies supplémentaires, d'éviter 234 millions d'infections, de réduire de moitié le taux de mortalité lié aux trois maladies et de renforcer les systèmes de santé des pays en développement.
Selon l'ONG ONE, qui milite contre l'extrême pauvreté dans le monde, « l'engagement de l'UE adresse un message clair aux autres donateurs à Biarritz pour intensifier la lutte dès à présent. »
Depuis 2002, la contribution de la Commission européenne au fonds mondial dépasse 2,6 milliards d'euros. En ajoutant la contribution des États membres, la contribution de l'UE a totalisé plus de 50% des ressources. (Aminata Niang)