Au-delà des mesures annoncées pour aider à combattre les feux en Amazonie (voir autre nouvelle), il n'y a pas eu d'avancées sur le front du climat au sommet du G7 de Biarritz, ni dans l'espoir de convaincre le président américain, Donald Trump, de revenir dans l'Accord de Paris. Celui-ci n'a d'ailleurs pas participé à la discussion sur le changement climatique et la biodiversité, lundi 26 août au matin.
L'objectif était de préparer le Sommet ‘Action pour le Climat’ onusien qui, le 23 septembre, à New York, visera à relever le niveau des engagements sur la table. Les dirigeants du G6 ont réitéré « leur volonté » d'accroître leur ambition climatique, sans toutefois préciser la manière dont ils agiront pour répondre à l'urgence.
Le climat ne figure pas dans la déclaration finale du Sommet.
Devant la presse, le président français, Emmanuel Macron, a néanmoins estimé que des avancées avaient pu être réalisées, citant des engagements financiers pour le Fonds vert pour le climat : 5 milliards de dollars (4,8 milliards d'euros) en vue de sa reconstitution. « La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont doublé leur contribution », a-t-il dit.
M. Macron s'est réjoui de « l'adoption au niveau des chefs d'État » et en format élargi à l'Afrique du Sud, au Rwanda et à l'Inde, de la Charte pour la biodiversité. Il a également fait état de progrès en matière de « coalitions d'acteurs », dans le secteur textile et le transport maritime. Et de saluer le lancement du processus de ratification de l'Accord de Paris par la Russie, le fait que l'Inde se joigne à la coalition des pays prêts à s'acheminer vers la neutralité carbone en 2050 et à la Coalition des pays prêts à réduire les gaz HFC.
Répondant à la presse, Donald Trump a indiqué que les États-Unis jouissent d'« une grande richesse dans leur sous-sol » et sont « le premier producteur d’énergie au monde », grâce à l'exploitation pétrolière et gazière. « Nous avons du gaz naturel liquéfié. Je ne vais pas perdre cette richesse pour des rêves d'éoliennes qui, franchement, ne fonctionnent pas bien », a-t-il dit, tout en se qualifiant lui-même d'« écologiste ». (Aminata Niang)