En réaction à notre article (EUROPE 12242/9) relatant les conclusions d’une étude sur le nucléaire commandée par le groupe Verts/ALE, l’entreprise russe Rosatom réfute, mardi 30 avril, être un outil d’influence politique.
Pour Rosatom, « tout rapport produit par le groupe Verts/ALE au PE aura par défaut un fort parti pris politique contre le nucléaire ». L’entreprise estime que l’étude témoigne d’un manque de compréhension « de Rosatom et de ses activités nucléaires ».
L’étude, commandée par le groupe Verts/ALE, prétend que le groupe russe Rosatom exerce une pression politique sur les pays d'Europe centrale et orientale, comme la Hongrie et la Bulgarie, la République tchèque, la Slovaquie, ainsi que la Finlande et la Lituanie.
Selon l'entreprise, au contraire de ce qu'avance l’étude, Rosatom n'exerce aucune influence en rendant les gouvernements européens dépendants de ses services. En réalité, « les gouvernements souverains mentionnés dans l’étude sont totalement libres d’accéder au marché ouvert afin d’acheter les solutions d’énergie nucléaire qui leur plaisent », signale Rosatom.
L'utilité du nucléaire. L’entreprise rappelle que de nombreuses études, y compris de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « ont prouvé, au contraire, que l'utilisation de l'énergie nucléaire renforçait la sécurité énergétique et l'indépendance des pays l'utilisant, quel que soit le fournisseur choisi ».
En outre, Rosatom reproche au groupe Verts/ALE de recourir au « spectre du fantôme russe, une tactique très bon marché et désespérée ».
Enfin, Rosatom rappelle qu’il n’est pas simplement un fournisseur de solutions technologiques pour l’énergie nucléaire, puisqu’il développe actuellement un portefeuille diversifié de solutions énergétiques comprenant des solutions d’énergie hydroélectrique, éolienne et de stockage d’énergie, « afin de garantir un mix énergétique optimal pour le développement durable ». (Lionel Changeur)