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Bulletin Quotidien Europe N° 12242
Sommaire Publication complète Par article 14 / 21
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

L'EPC redoute une paralysie politique persistante avec une probable nouvelle demande d'extension de l'article 50 en octobre

La paralysie risque de s’installer au Royaume-Uni et il est probable que le Conseil européen d’octobre ait à se pencher sur une nouvelle demande de prolongation de l’article 50 du Traité, les Vingt-sept ayant déjà accordé, le 10 avril, six mois de plus à Londres pour réussir la sortie ordonnée de l'UE (EUROPE 12233/1). Ce scénario est celui anticipé par l’ancien eurodéputé britannique Andrew Duff, président du Groupe Spinelli, pour le groupe de réflexion European Policy Centre (EPC). 

Dans une publication du 24 avril, il observe déjà que la tenue potentielle d’élections européennes au Royaume-Uni, le 23 mai, va amener son lot hétéroclite de députés, élus dans la précipitation et sur des programmes « ambigus ». Ces élections seront un mini référendum déguisé sur le Brexit, selon lui. 

Il observe aussi que, contrairement à Mme May qui a accepté la requête des Vingt-sept d’observer une attitude loyale le 10 avril, ces injonctions de ‘bon comportement’ ne s’appliquent en rien aux eurodéputés britanniques. 

Pour l’ancien eurodéputé, cette situation est bancale pour Londres comme pour le Conseil européen qui, en cédant à la « flextension » proposée par Donald Tusk, a tout simplement « perdu le contrôle » du Brexit et s’est rendu dépendant des « caprices politiques britanniques », y subordonnant aussi « le futur de l’UE ». 

Quant à la perspective d’un second référendum, Andrew Duff n’y est pas favorable, ni à une seconde « consultation publique de confirmation ». « À part Donald Tusk, tous les dirigeants savent qu’un second référendum ne résoudra pas les problèmes britanniques », dit encore l’ancien député. (Solenn Paulic)

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