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Bulletin Quotidien Europe N° 12242
POLITIQUES SECTORIELLES / DÉveloppement durable

Miguel Arias Cañete appelle à aider davantage le secteur forestier dans la lutte contre le dérèglement climatique

Miguel Arias Cañete, le commissaire européen à l’Action pour le climat et à l’Énergie, a souligné à plusieurs reprises l’importance de soutenir le secteur forestier afin de gérer efficacement les forêts en tant qu’outil de la transition écologique, jeudi 25 avril, lors d’une conférence sur les forêts organisée par la Commission européenne. 

« Pour réaliser la transition vers la neutralité climatique, nos forêts nous aideront, mais nous devrons aider nos forêts et les personnes qui travaillent avec nos forêts à relever les défis à venir et à trouver des solutions durables », a ainsi déclaré M. Cañete. 

Selon lui, l’un des principaux défis de la politique climatique de l’Union européenne réside dans la définition d’un « juste équilibre » entre les deux fonctions clés des forêts en matière de climat : l’absorption de CO2 et la fourniture de biomasse à des fins matérielles ou énergétiques. 

« Ils [les décideurs et les propriétaires forestiers] doivent promouvoir une utilisation intelligente de la biomasse, tout en veillant à ce que les puits de carbone forestiers soient renforcés et à ce que d'autres aspects environnementaux, tels que la biodiversité et l'utilisation de l'eau, ne soient pas affectés de manière négative », a-t-il ainsi expliqué. 

À ses yeux, aider le secteur forestier à trouver cet équilibre entre « gestion » et « utilisation » des forêts sera l’un des éléments qui détermineront si l’UE parviendra ou non à répondre au défi climatique. 

Par conséquent, il a assuré qu’après avoir discuté avec des experts, des associations professionnelles et des ONG, la Commission allait publier, au cours des prochains mois, des recommandations afin de présenter, d’ici la fin 2019, des niveaux de référence révisés par pays (pour la comptabilisation des émissions et des absorptions de CO2 provenant des forêts) auxquels seront comparés les futurs puits de carbone forestiers. 

Le commissaire a également dit espérer des avancées rapides dans le domaine du ‘carbon farming’ – par lequel des paiements sont établis pour les forestiers en fonction de la quantité de carbone qu'ils éliminent de l'atmosphère – et une adoption à grande échelle de ce concept. À ses yeux, cela représente un moyen efficace de fournir des incitations directes à une gestion forestière respectueuse du climat. 

« Nous [la Commission] menons actuellement une étude qui permettra d'élaborer des lignes directrices pour la conception de programmes de ‘carbon farming’ et nous soutenons directement ce type de projets par le biais du programme LIFE », s’est-il ensuite félicité. 

De manière plus générale, M. Cañete a appelé « toutes les parties » à renforcer l'action contre le dérèglement climatique, car, même si les États membres respectaient leurs engagements pris lors de l'Accord de Paris, les températures mondiales devraient augmenter de 2,7 à 3,4 °C d'ici 2100 par rapport à l'ère préindustrielle, un niveau bien supérieur à l'objectif de maximum 2 °C fixé par l'accord. 

Et de conclure : « la façon dont nous gérons nos forêts est essentielle pour atteindre nos objectifs climatiques pour les prochaines décennies […] Il est maintenant temps de passer à la mise en œuvre ». (Damien Genicot - stage)

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