Alors que le Comité économique et social européen (CESE) a adopté, mercredi 20 février, l’avis de Georges Dassis (groupe des travailleurs, grec) appelant à une directive-cadre européenne sur le revenu minimum, le groupe des employeurs du CESE est clairement opposé à l’idée d’une telle directive. Pour preuve, il a présenté le même jour un contre-avis qui décrit son approche pour réduire la pauvreté.
« Le groupe des employeurs partage pleinement l’avis du CESE selon lequel la lutte contre la pauvreté est une nécessité. Toutefois, pour nous, l’instrument proposé dans l’avis n’est pas le bon », a ainsi déclaré Jacek Krawczyk, président du groupe des employeurs, dans un communiqué publié le 24 février.
Considérant notamment que le revenu minimum ne peut à lui seul donner des résultats dans la lutte contre la pauvreté, ce contre-avis a reçu le soutien de près de 40 % des membres du CESE.
Ce résultat « montre clairement que le Comité est divisé sur les moyens d’atteindre l’objectif commun du CESE de réduction de la pauvreté », selon M. Krawczyk.
À ses yeux, « outre les fondements que constituent de saines politiques économiques et des politiques actives du marché du travail, il faut une combinaison ciblée d’autres politiques et actions telles que l’ajustement des politiques et des services de l’emploi, des services sociaux et de santé ». (DG - stage)