Le groupe S&D au Parlement européen ne devrait pas être en mesure de soutenir l’accord provisoire qu'ont trouvé la délégation du PE emmenée par le Belge Gérard Deprez (ADLE) et la Présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne sur la sécurité des nouvelles cartes d’identité et titres de séjours délivrés dans l’UE, a dit sa représentante l'Allemande Sylvia-Yvonne Kaufmann, lundi 25 février, en commission des libertés civiles du PE.
L'eurodéputée a rappelé son opposition au caractère obligatoire de la présence d’empreintes digitales sur les nouvelles cartes, telles qu'actées le 19 février (EUROPE 12197).
Le rapporteur a reconnu que ce point avait été le plus délicat et que le PE avait soutenu une approche optionnelle, laissant la latitude aux États membres de décider en la matière.
Mais pourquoi le PE a-t-il accepté des empreintes digitales obligatoires sur « les passeports » et le refuserait pour les « cartes d’identité », s'est demandé M. Deprez.
Parmi les points positifs, le Belge a cité comme acquis, grâce au PE : - le renforcement de la sécurité ; - une plus grande lisibilité des titres via un format unique pour toutes les futures cartes délivrées dans l’UE ; - la présence d’un symbole européen, et ; - la mention de trois genres (f, m et x). La mention du sexe sera facultative, a-t-il précisé.
La commission du PE devrait voter le compromis final le 11 mars, après que les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE se seront prononcés mercredi 27 février. (Solenn Paulic)