La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a fait part, vendredi 14 décembre, de la préoccupation de l'UE après le vote d'une loi au Parlement kosovar pour transformer la Force de sécurité du Kosovo (FSK) en une véritable armée, en contournant la nécessité de changer la Constitution et sans le soutien de la minorité serbe.
« Tout comme l'OTAN, l'UE continue de partager l'opinion selon laquelle le mandat de la Force de sécurité du Kosovo ne devrait être modifié que par un processus inclusif et progressif, conformément à la Constitution du Kosovo », a-t-elle souligné dans un communiqué.
Le Kosovo doit continuer de s'acquitter de ses obligations en vertu du premier accord conclu à Bruxelles en avril 2013 et de ses arrangements en matière de sécurité, a prévenu la porte-parole, alors qu’un Conseil de stabilisation et d’association entre l’UE et le Kosovo est prévu lundi 17 décembre.
De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a rappelé qu’avec le changement de mandat de la FSK, le Conseil de l'Atlantique Nord allait devoir « réexaminer le niveau de l'engagement de l'OTAN » avec cette Force (EUROPE 12153).
« Si la transition de la Force de sécurité du Kosovo relève en principe de la compétence du Kosovo, nous avons clairement indiqué que cette décision est inopportune », a-t-il prévenu dans un communiqué.
M. Stoltenberg a ajouté que toutes les parties devaient veiller à ce que la décision du Parlement kosovar n'aggrave pas les tensions dans la région. (Camille-Cerise Gessant)