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Bulletin Quotidien Europe N° 12147
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ÉDUCATION - CULTURE / Culture

Le Conseil prend note des difficultés sur Europe créative dans une relative opacité

Le Conseil de l'UE n'a pas encore de position commune sur le programme Europe créative pour la période 2021-2027. Les ministres européens de la Culture, réunis à Bruxelles mardi 27 novembre, se sont donc bornés - comme le veut la pratique - à prendre note d'un rapport de progrès préparé par la Présidence autrichienne du Conseil. 

Chose plus étonnante, ce rapport de progrès n'était pas public. Un paradoxe, quand on sait que le débat de l'après-midi n'a cessé de mettre en avant le besoin d'une presse informée et de qualité (voir autre nouvelle). 

Notre article se base donc uniquement sur les déclarations du commissaire à l'Éducation, le Hongrois Tibor Navracsics. Selon lui, trois points posent problème dans les négociations : la pertinence du label d'excellence, la participation des pays tiers et les entités éligibles. 

Le commissaire a donc tenté de convaincre les délégations sur ces trois points. Il a défendu la valeur ajoutée du « label de haute qualité », accordé aux projets soumis à Europe créative dont on juge qu’ils méritent un financement, mais ne l’obtiennent pas en raison des contraintes budgétaires. « Ce label doit ouvrir des possibilités de financement au départ des fonds structurels et d'investissement européens pour des projets culturels. La possibilité d'avoir un financement combiné rend compte de l'ambition de cette Commission d'agir de manière transversale. Il n'y a pas d'obligation d'utiliser d'autres instruments de financement », a expliqué le commissaire. 

Le commissaire Navracsics a également insisté sur l'importance d'ouvrir le programme aux pays tiers. « Je vous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, vous avez salué la communication sur les relations extérieures culturelles, qui a mis en évidence la nécessité de mieux ancrer les pays du voisinage dans le secteur culturel de l'Union. Pour ce faire, il faut des exemptions par rapport à la directive sur les services de médias audiovisuels dans des cas dûment justifiés et spécifiques. » 

Lors du tour de table, la France et l'Espagne ont toutes deux insisté pour subordonner la participation des pays tiers au respect des dispositions de la directive sur les services de médias audiovisuels. 

Enfin, il a déploré que certains États membres rechignent à accorder à l'Académie européenne du cinéma et à l'Orchestre européen le statut d'entités éligibles au programme. Ce message a d'ailleurs été défendu lors du débat par l'Espagne, l'Allemagne et l'Irlande. (Sophie Petitjean)

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