La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a annoncé, mercredi 17 octobre, l’adoption par la Commission européenne des accords commerciaux avec le Vietnam.
Devant la presse, Mme Malmström a confirmé que la Commission enverrait aux États membres, le jour même, sa proposition de signature et de conclusion de l'accord de libre-échange et de celui sur la protection des investissements. Après leur signature, le Parlement européen sera invité à les approuver à son tour (EUROPE 12115).
Rapprochement commercial avec l’Asie
Rappelant la signature, vendredi 19 octobre, d’accords similaires avec Singapour, autre membre de l’Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) (EUROPE 12114), la commissaire au Commerce a confirmé que ces accords étaient des « tremplins » pour réaliser l’ambition à long terme d’un accord région à région.
« Ces dernières semaines ont été productives, nous assistons également à la phase finale de [l’accord avec le] Japon, qui devrait être votée d'ici la fin de l'année », a ajouté la commissaire libérale.
À la veille du sommet avec les chefs d’états et de gouvernements de l’ASEM (Asia-Europe meeting), Mme Malmström a insisté sur le dynamisme de l’engagement européen avec l’Asie, et en particulier avec ces économies « les plus dynamiques » de l’ANASE.
Face aux critiques répétées quant aux violations des droits de l’homme et de l’état de droit par Hanoï, Cecilia Malmström a défendu que l’accord permettrait d’insuffler un changement en matière de droits de l'homme et de protection des citoyens. Elle en a profité pour souligner que l'accord comportait des dispositions permettant d'appliquer des sanctions en lien avec les violations des droits de l'homme. « L'accord commercial ne fera, bien sûr, pas du Vietnam une démocratie à part entière du jour au lendemain. C'est l'un des outils de la boîte à outils de notre relation », a-t-elle ajouté.
La commissaire a aussi souligné que l’accord contenait des dispositions « ambitieuses » sur le développement durable, dont un engagement ferme vis-à-vis des conventions de l'Organisation internationale du Travail et de l’Accord de Paris sur le climat. (Hermine Donceel)