Sur un ton offensif, le président français, Emmanuel Macron, a exposé, jeudi 20 septembre à Salzbourg, les termes du « combat historique » qu'il entend mener lors des élections européennes de mai 2019.
Élu en France en mai 2017 sur un projet de relance de l'intégration européenne décliné six mois plus tard à l'Université de la Sorbonne (EUROPE 11870), M. Macron a évoqué une confrontation entre deux camps lors des élections européennes, se positionnant dans la lignée des Pères fondateurs de l'Europe.
Face à cette « crise existentielle » de l'Europe, « le projet des Pères fondateurs peut-il prévaloir ? Je considère que oui », a-t-il estimé à l'issue de la réunion informelle des chefs d'État ou de gouvernement (EUROPE 12100). Et d'ajouter : « Si on veut faire face aux défis migratoires, à la transformation du monde économique, aux conflits géopolitiques entre puissances, l'Union européenne nous rend plus forts. »
Le président français a évoqué les profondes divisions qui ont fracturé l'Europe, entre le Nord et le Sud lors de la crise financière et entre l'Est et l'Ouest avec la crise migratoire en cours. « Il y a aujourd'hui un risque de division multiple avec, chaque fois, le risque d'incapacité de réarticuler la responsabilité avec la solidarité », a-t-il estimé.
M. Macron a admis que l'Union européenne - « trop bureaucratique, aberrante dans ses règles » - devait être réformée en profondeur en vue de construire une Europe « plus souveraine, plus unie, plus démocratique ».
Et le président de décrire le camp d'en face incluant, sans les nommer, « ceux qui disent que l'Europe ne marche pas, qu'il faut en sortir, soit totalement, c'est le Brexit, soit à la carte, sur la migration ». (Mathieu Bion)