Le navire Aquarius de l’ONG SOS Méditerranée, qui avait repris ses activités il y a quelques jours après être passé sous pavillon panaméen, a secouru, jeudi 20 septembre au matin, 11 migrants au large de la Libye et cherche un port pour les débarquer après avoir refusé de les ramener en Libye, a rapporté l’AFP. Il n'y a cependant « pas de responsabilité européenne » pour venir en aide à la recherche d'un lieu de débarquement, a répondu vendredi la Commission.
Ce sauvetage intervenait au moment où les chefs d’État et de gouvernement étaient réunis à Salzbourg pour poursuivre leurs discussions sur les ‘centres contrôlés' et les 'plates-formes de débarquement'. Une discussion qui n’a toutefois pas permis de progrès. L'Aquarius avait contacté les autorités italiennes, maltaises et tunisiennes, mais Rome a transmis l'information à la marine libyenne. « La Libye n'étant pas à l'heure actuelle reconnue comme un 'lieu sûr', l'Aquarius a répondu qu'il ne pouvait pas légalement transborder des personnes qui y seraient renvoyées », a expliqué SOS Méditerranée, selon l’AFP.
Contactée, la Commission européenne a expliqué qu’elle ne coordonnait pas cette recherche de lieux de débarquement pour ces personnes, étant donné qu’il s’agit d’un bateau non européen (il est sous pavillon panaméen) agissant en haute mer dans la zone libyenne, qui, donc, « n’engage pas une responsabilité européenne », a expliqué le service de porte-parole du commissaire Dimitris Avramopoulos. (Solenn Paulic)